
Étudier les écosystèmes marins, évaluer les pressions et proposer des mesures concrètes de conservation.
Le chargé d’études en conservation marine collecte et analyse des données sur les espèces, habitats et usages du milieu marin afin d’évaluer leur état, les pressions qui s’exercent sur eux et l’efficacité des mesures de protection. Il réalise des suivis de terrain, produit des cartes et rapports, contribue aux études d’impact et plans de gestion et travaille avec scientifiques, gestionnaires d’aires protégées, collectivités, associations et acteurs maritimes.

Étudier les écosystèmes marins, évaluer les pressions et proposer des mesures concrètes de conservation.
Master mention Biodiversité, écologie et évolution
5.00 Années
Le chargé d’études en conservation marine est un professionnel de l’écologie et de la biodiversité spécialisé dans les milieux marins et littoraux. Il participe à l’inventaire et au suivi des espèces et habitats, analyse les données écologiques et les pressions humaines, produit des diagnostics et formule des recommandations destinées à préserver ou restaurer les écosystèmes.
Selon la structure, il peut intervenir dans une aire marine protégée, un bureau d’études, une association, un organisme public, une collectivité ou un programme de recherche. L’intitulé peut aussi apparaître sous les formes chargé d’études naturalistes, chargé de mission biodiversité marine, écologue marin ou spécialiste en impact environnemental et conservation marine. En France, il ne s’agit pas d’une profession réglementée autonome.
Le métier peut être imaginé comme un travail essentiellement passé en mer à observer la faune. Le terrain est important, mais une grande partie du temps est consacrée à préparer les campagnes, structurer et analyser les données, travailler avec des SIG, rédiger des rapports, interpréter la réglementation et participer à des réunions avec les acteurs concernés.
Plusieurs dimensions sont moins visibles :
Inventorier et suivre les espèces et habitats marins
Préparer et réaliser des campagnes d’observation ou de suivi, appliquer des protocoles standardisés, identifier les espèces et habitats et recueillir des données permettant d’évaluer leur répartition, leur état et leur évolution.
Analyser les données écologiques et géographiques
Structurer les données, utiliser des outils statistiques et des systèmes d’information géographique, produire des cartes et indicateurs et interpréter les résultats au regard des objectifs de conservation.
Évaluer les pressions et impacts sur le milieu marin
Étudier les effets potentiels ou observés des activités humaines, pollutions, aménagements, pêche, fréquentation ou changements environnementaux sur les espèces, habitats et fonctions écologiques.
Proposer des mesures de conservation et de gestion
Formuler des recommandations de protection, réduction des pressions, restauration, suivi ou gestion adaptative et contribuer à la rédaction de plans de gestion, études d’impact ou documents techniques.
Suivre l’efficacité des actions mises en œuvre
Définir ou utiliser des indicateurs, suivre l’évolution des sites et espèces, comparer les résultats aux objectifs et proposer des ajustements lorsque les mesures de conservation ne produisent pas les effets attendus.
Rédiger, coordonner et partager l’expertise
Produire des rapports et synthèses, présenter les résultats, participer aux réunions et groupes de travail et échanger avec gestionnaires, scientifiques, services de l’État, collectivités, associations et professionnels de la mer.
Culture naturaliste et écologique
La compréhension des espèces, habitats, cycles biologiques et interactions écologiques est indispensable pour interpréter correctement les observations de terrain.
Rigueur scientifique
Protocoles, inventaires, données et conclusions doivent être suffisamment documentés pour produire des diagnostics fiables et reproductibles.
Analyse de données et maîtrise des SIG
Les études de conservation utilisent fréquemment bases de données, statistiques et cartographie afin de spatialiser les enjeux et suivre leur évolution.
Capacité de synthèse et rédaction
Le professionnel doit transformer des résultats scientifiques et réglementaires complexes en rapports, cartes, recommandations et supports compréhensibles par les décideurs et partenaires.
Autonomie et adaptation au terrain
Les suivis peuvent se dérouler sur le littoral, en mer ou dans des sites isolés, avec des contraintes de météo, de marée, de saison et de sécurité.
Dialogue et gestion de projet
Les mesures de conservation impliquent souvent de travailler avec des acteurs aux intérêts différents ; il faut savoir expliquer les enjeux, coordonner des actions et défendre des recommandations argumentées.
Le parcours comprend d’abord une licence ou un diplôme équivalent validant 180 ECTS dans un domaine scientifique pertinent, puis une candidature en master. Le master mention Biodiversité, écologie et évolution est accessible sur dossier et éventuellement entretien via la plateforme nationale Mon Master.
Le parcours représente cinq années d’études après le baccalauréat : trois années de licence puis deux années de master, soit 300 ECTS au total. Le master BEE développe les compétences en écologie, biodiversité, analyse de données, gestion et conservation. Selon l’établissement, des parcours sont explicitement orientés vers l’écologie de la conservation, l’ingénierie écologique ou la gestion de la biodiversité. Pour travailler sur le milieu marin, les stages, projets et enseignements spécialisés en écologie marine constituent un atout important.
Master mention Biodiversité, écologie et évolution — 120 ECTS après une licence de 180 ECTS, grade de master.
Français ; une partie des enseignements peut être en anglais selon le parcours. L’anglais scientifique permet d’exploiter la littérature et de participer aux projets internationaux.
6 sources documentaires
Pour 2026-2027, la DGES indique un concours institutionnel. Les candidats peuvent présenter Biologie et Géologie seule, Portugais seul, ou Biologie et Géologie associée à l’une des disciplines admises, dont anglais, mathématiques, philosophie ou physique-chimie. Les minima publiés sont de 95/200 aux épreuves d’entrée et 110/200 pour la note de candidature. Un prérequis de communication interpersonnelle du groupe A s’applique également.
Ces règles concernent la voie institutionnelle 2026-2027. Pour un diplôme secondaire étranger ou une autre voie de candidature, faire confirmer les équivalences d’épreuves et les pièces requises par l’EUVG.
La licence comprend 6 semestres, soit 3 ans et 180 ECTS. Elle associe sciences marines, sciences vétérinaires et biotechnologies : écosystèmes et biodiversité marins, botanique côtière, changements climatiques, écotoxicologie, services écosystémiques, exploitation marine durable, politique et droit de la mer. Deux unités de pratique intégrée complètent les enseignements.
Grau académico de Licenciado em Saúde e Bem-Estar Marinho — 180 ECTS.
Anglais. L’EUVG indique que la licence est enseignée en anglais ; GEDS précise également que le cursus est entièrement en anglais dès la première année, avec cours de portugais.
7 sources documentaires
Employeur pour le recrutement ; préfecture et services environnementaux pour les autorisations de terrain
Pas d’ordre professionnel propre au chargé d’études en conservation marine
L’intitulé de chargé d’études en conservation marine ne correspond pas à une profession réglementée autonome avec inscription ordinale. Les diplômes et compétences sont appréciés par l’employeur ; les emplois publics suivent leurs règles de recrutement.
Pour un emploi non réglementé, un diplôme étranger est évalué par l’employeur, qui peut demander une attestation ENIC-NARIC. Celle-ci ne confère ni équivalence automatique à un master ni autorisation pour toute opération de terrain.
Français adapté aux rapports, consignes et échanges avec les acteurs locaux ; anglais scientifique selon le poste. Aucun seuil CECRL national unique établi pour cet intitulé.
Employeur ; Ordem dos Biólogos pour le titre Biólogo ; ICNF/DGRM ou autorités régionales pour les opérations concernées
Pas d’inscription générale pour l’intitulé technique ; inscription à l’Ordem dos Biólogos pour utiliser le titre Biólogo
Le poste technique de chargé d’études en conservation marine est à distinguer du titre professionnel Biólogo. Le statut de l’Ordre réserve ce titre aux membres dont l’inscription est en vigueur, tout en précisant que les activités biologiques qu’il énumère ne sont pas exclusivement réservées aux biologistes.
La reconnaissance académique d’un diplôme étranger relève du régime du Decreto-Lei 66/2018 ; les exigences dépendent du recrutement. Elle ne vaut pas inscription automatique à l’Ordre. Faire vérifier séparément les conditions du titre si le poste exige la qualité de Biólogo.
Portugais et anglais selon le poste ; aucun seuil CECRL national unique établi pour cet intitulé. L’enseignement en anglais d’une licence ne dispense pas des exigences linguistiques de l’employeur.
Contact avec les patients
Non applicable
Le métier n’implique pas de patients ; les interactions concernent surtout les équipes scientifiques, gestionnaires, collectivités, associations, professionnels de la mer et autres partenaires.
Précision manuelle
Variable
Les inventaires et prélèvements peuvent nécessiter des gestes précis et le respect strict de protocoles, mais une part importante du travail repose sur l’analyse, la cartographie et la rédaction.
Travail en équipe
Fort
Les projets associent fréquemment écologues, chercheurs, gestionnaires d’aires protégées, services publics, bureaux d’études, associations et acteurs des activités maritimes.
Autonomie
Fort
Le chargé d’études organise une partie de ses campagnes, analyses et livrables de manière autonome, dans le cadre des objectifs du projet et des protocoles établis.
Charge administrative
Fort
Rapports, dossiers réglementaires, marchés, conventions, comptes rendus, bases de données et suivi de projet peuvent représenter une part importante du poste.
Exigence physique
Variable
Les phases de bureau sont sédentaires, tandis que les campagnes de terrain peuvent impliquer marche sur le littoral, embarquement, port de matériel et exposition aux conditions météorologiques.
Charge émotionnelle
Variable
Le métier n’est pas un métier de soin, mais constater la dégradation d’habitats ou travailler sur des conflits d’usage peut générer une pression professionnelle ou relationnelle.
Horaires atypiques
Variable
Les observations peuvent dépendre des marées, saisons, horaires d’activité des espèces ou fenêtres météo ; réunions publiques et missions de terrain peuvent aussi déborder des horaires habituels.
Astreintes / gardes
Variable
Les besoins de disponibilité dépendent de l’employeur et des campagnes. Distinguer les horaires de terrain contraints par les marées ou la météo d’une astreinte formalisée dans le contrat.
Exposition biologique
Variable
L’exposition dépend des organismes, échantillons, eaux et manipulations réalisés. Les risques biologiques sont à évaluer avec le protocole et les protections adaptées ; les risques de navigation, météo et déplacements sont distincts.
Mobilité / déplacements
Fort
Déplacements sur le littoral, en mer, dans les aires protégées et chez les partenaires sont fréquents selon les projets, en alternance avec le travail de bureau.
Utilisation des technologies
Fort
SIG, bases de données, GPS, outils statistiques, cartographie, systèmes d’information sur la biodiversité et matériels de terrain sont couramment utilisés.
Les montants varient selon le statut, l’expérience et le contexte d’exercice. Chaque donnée est présentée avec son périmètre et sa source.
Référence 2026
Traitement indiciaire brut mensuel à temps plein du premier échelon d’ingénieur territorial : IM 395 × 4,92278 EUR = 1 944,50 EUR, arrondi au centime. Grille CDG53 de juin 2026 ; hors primes et autres indemnités. Repère public pour un métier proche, également cité par Onisep, non salaire national spécifique à la conservation marine. Il suppose un recrutement dans ce cadre d’emplois. Présentation mensuelle conservée pour homogénéiser les unités, sans prétendre à une équivalence avec le poste portugais expérimenté.
Sources : Onisep , Centre de gestion de la Mayenne
Référence 2026
Repère débutant associatif Onisep pour chargé d’études naturalistes, observé le 29 octobre 2026 : à partir de 1 867 EUR bruts/mois. reference_year=2026 désigne ici l’année d’observation ; la source ne donne pas d’année statistique, de méthode ou de barème daté. Ni moyenne nationale de conservation marine ni minimum légal ou conventionnel. Pas d’annualisation : nombre de versements, durée de travail et primes non précisés.
Source : Onisep
Les montants varient selon le statut, l’expérience et le contexte d’exercice. Chaque donnée est présentée avec son périmètre et sa source.
Référence 2026
Recrutement CCMAR TSI/01/2026 en écologie et conservation marine : niveau 21 de la TRU, soit 1 762,31 EUR bruts/mois selon la table DGAEP 2026. Contrat à terme incertain, 35 h/semaine ; master, expérience en aires marines protégées et analyse R, plongée avancée et permis B requis. Association de droit privé, pas fonction publique malgré le renvoi à la TRU. Repère d’offre clôturée, hors avantages, sans annualisation. Ni moyenne nationale ni salaire de sortie de licence ; profil différent des repères débutants français.
Sources : Centro de Ciências do Mar do Algarve , Direção-Geral da Administração e do Emprego Público , Centro de Ciências do Mar do Algarve
Environnements d’exercice observés :
Statuts d’exercice observés :
Ce métier peut correspondre à ton projet si tu t’intéresses à l’écologie marine, à la biodiversité et aux liens entre activités humaines et fonctionnement des écosystèmes. Il demande d’aimer à la fois le terrain, l’analyse de données, la cartographie et la rédaction.
Il faut également être à l’aise avec le travail en équipe et le dialogue avec des interlocuteurs très différents : scientifiques, collectivités, associations, gestionnaires, professionnels de la mer ou grand public. Les campagnes de terrain peuvent dépendre de la météo, des marées et des saisons biologiques, tandis que les phases d’analyse et de restitution demandent beaucoup de rigueur et d’autonomie.
GEDS vous accompagne dans votre projet d’études de santé en Europe, du choix du parcours jusqu’à la candidature.
Il étudie l’état des espèces et habitats marins, collecte et analyse des données, cartographie les enjeux, évalue les pressions et propose des mesures de protection ou de restauration. Il peut également contribuer aux plans de gestion d’aires marines protégées, aux études d’impact, au suivi des actions et à la concertation avec les acteurs du territoire.
L’Onisep présente le métier de chargé d’études naturalistes avec un niveau minimum d’accès bac+5. Une voie courante consiste à valider une licence scientifique puis un master mention Biodiversité, écologie et évolution, soit cinq années d’études au total. Certains masters proposent des parcours explicitement orientés vers l’écologie de la conservation ou la gestion de la biodiversité.
La conservation marine fait partie des débouchés présentés par l’EUVG. Cette licence de 3 ans et 180 ECTS aborde notamment biodiversité, écotoxicologie, services écosystémiques et exploitation durable du milieu marin. Elle constitue une base de formation ; les postes de chargé d’études peuvent demander un master et une expérience spécialisée. Le niveau bac+5 reste le repère français de l’Onisep.
Non. Le métier de chargé d’études en conservation marine ou de chargé d’études naturalistes n’est pas une profession réglementée autonome et ne nécessite pas d’inscription à un ordre professionnel. Certains postes publics sont néanmoins accessibles selon les règles de recrutement de la fonction publique, et certaines opérations de terrain peuvent nécessiter des autorisations spécifiques selon les espèces, sites ou méthodes utilisées.
Il peut travailler dans un parc naturel marin ou une autre aire protégée, un organisme public, une collectivité, une association de protection de la nature, un bureau d’études, une université, un institut de recherche ou une structure intervenant sur les impacts environnementaux et la gestion des milieux marins.
Les repères disponibles ont des périmètres différents. En France : 1 944,50 EUR bruts/mois de traitement indiciaire pour un ingénieur territorial au premier échelon selon la grille 2026, hors primes ; l’Onisep affiche aussi un départ associatif à 1 867 EUR, sans année statistique précisée. Au Portugal : 1 762,31 EUR bruts/mois pour un recrutement CCMAR spécialisé de 2026, avec master et expérience. Ces montants ne sont pas des moyennes nationales ni une comparaison à qualification et ancienneté identiques.
Dernière vérification : 29/10/2026