
Piloter et suivre la production d’organismes aquatiques dans des conditions sanitaires, techniques et environnementales maîtrisées.
Le technicien en aquaculture participe à la conduite d’élevages de poissons, coquillages, crustacés, algues ou autres organismes aquatiques. Il surveille la qualité de l’eau, l’alimentation, la croissance et l’état sanitaire, suit les données de production, entretient les équipements et contribue à une production durable en eau douce ou en milieu marin.

Piloter et suivre la production d’organismes aquatiques dans des conditions sanitaires, techniques et environnementales maîtrisées.
Brevet de technicien supérieur agricole spécialité Aquaculture
2.00 Années
Le technicien en aquaculture intervient dans la conduite technique d’une production d’organismes aquatiques : poissons, mollusques, crustacés, algues ou autres espèces selon l’exploitation. Il suit les paramètres du milieu, l’alimentation, la croissance et la santé des animaux ou organismes élevés, réalise ou supervise des opérations de tri, transfert, récolte et entretien, et enregistre les données utiles au pilotage de la production.
Selon le niveau de responsabilité, il peut travailler en pisciculture, conchyliculture, écloserie, ferme marine, système aquacole à recirculation, algoculture ou structure de recherche et d’appui technique. En France, le métier se rattache notamment au ROME A1404 « Aquaculture ». Le titre de technicien en aquaculture ne doit toutefois pas être confondu avec certaines fonctions réglementées : exploiter une concession de cultures marines ou exercer des fonctions à bord de navires armés aux cultures marines peut imposer des capacités ou qualifications spécifiques.
Le métier est souvent résumé au fait de « nourrir des poissons ». En réalité, le technicien doit comprendre le fonctionnement du milieu d’élevage, surveiller l’eau et les organismes, suivre la biomasse et les performances, détecter rapidement les anomalies, entretenir les installations et appliquer des protocoles sanitaires, environnementaux et de traçabilité.
Plusieurs dimensions sont moins visibles :
Surveiller le milieu d’élevage
Mesurer et suivre les paramètres utiles au bon fonctionnement de l’élevage, notamment la qualité de l’eau, la température, l’oxygénation et les conditions propres au système de production, puis signaler ou corriger les dérives selon les procédures.
Suivre l’alimentation, la croissance et les stocks
Participer à l’alimentation des organismes, contrôler les quantités distribuées, réaliser des comptages et pesées, suivre la croissance, la biomasse et les mortalités et tenir à jour les données de production.
Observer l’état sanitaire et le bien-être
Repérer les comportements anormaux, lésions, mortalités ou signes de maladie, appliquer les mesures de biosécurité et préparer, lorsque nécessaire, les prélèvements ou interventions relevant des spécialistes compétents.
Entretenir les équipements et installations
Assurer l’entretien courant et les contrôles des bassins, cages, pompes, filtres, systèmes d’aération ou d’oxygénation et autres équipements nécessaires à la production, et participer au diagnostic des dysfonctionnements.
Participer aux manipulations et à la récolte
Réaliser ou accompagner les opérations de tri, transfert, reproduction, mise en élevage, récolte, conditionnement ou expédition en respectant les protocoles de qualité, de sécurité et de bien-être applicables.
Contribuer au pilotage durable de la production
Enregistrer et analyser les résultats techniques, participer à la planification des opérations et contribuer à la maîtrise des consommations, rejets, impacts environnementaux, risques sanitaires et performances de l’élevage.
Sens de l’observation
Une variation de comportement, de qualité d’eau ou de mortalité peut révéler rapidement un problème. Le technicien doit repérer les signaux faibles et les transmettre sans délai.
Rigueur scientifique et traçabilité
Mesures, nourrissage, traitements, mortalités et performances doivent être enregistrés avec précision afin de suivre la production et de respecter les protocoles sanitaires et environnementaux.
Aisance technique et manuelle
Le métier demande de manipuler des équipements, systèmes de pompage, filtration, oxygénation, cages, bassins et matériels de production et d’assurer une partie de leur entretien courant.
Réactivité et résolution de problèmes
Une panne, une baisse d’oxygène ou une anomalie sanitaire peut évoluer rapidement. Il faut savoir appliquer les procédures, hiérarchiser les priorités et alerter les responsables compétents.
Endurance et adaptation au terrain
Selon le site, le travail peut se dérouler dehors, en milieu humide, sur des pontons, des bateaux ou autour de bassins, avec manutention et conditions météorologiques variables.
Sensibilité environnementale et travail en équipe
La production aquacole dépend directement de la qualité des milieux. Le technicien doit intégrer les enjeux de durabilité tout en coordonnant son activité avec les responsables de production, collègues, techniciens et spécialistes.
Le BTSA aquaculture est accessible après le baccalauréat, notamment après un bac professionnel conduite de productions aquacoles ou cultures marines, un bac technologique STAV ou un bac général. Le recrutement s’effectue sur dossier via Parcoursup et peut, selon les établissements, comporter des tests ou un entretien.
Le BTSA aquaculture se prépare en deux ans et valide 120 ECTS. Il forme à la conduite de productions aquacoles, à l’étude des milieux aquatiques et des espèces élevées, au suivi sanitaire, aux équipements et réseaux de production, à la gestion des impacts environnementaux ainsi qu’aux aspects économiques et de gestion d’une exploitation.
Sous statut scolaire à temps plein, l’arrêté prévoit 12 à 16 semaines de stage. Le référentiel rénové s’applique à partir de la session d’examen 2026.
BTSA Aquaculture — diplôme national du ministère chargé de l’Agriculture, 120 ECTS.
Français ; une langue vivante fait partie de la formation.
6 sources documentaires
Pour 2026-2027, la DGES indique un concours institutionnel. Les candidats peuvent présenter Biologie et Géologie seule, Portugais seul, ou Biologie et Géologie associée à l’une des disciplines admises, dont anglais, mathématiques, philosophie ou physique-chimie. Les minima publiés sont de 95/200 aux épreuves d’entrée et 110/200 pour la note de candidature. Un prérequis de communication interpersonnelle du groupe A s’applique également.
Ces règles décrivent la voie institutionnelle 2026-2027. Pour un diplôme secondaire étranger ou une autre voie, faire confirmer par l’EUVG les équivalences d’épreuves, les pièces et le calendrier.
La licence dure 6 semestres, soit 3 ans, et totalise 180 ECTS. Elle combine sciences marines, sciences vétérinaires, biotechnologies et sciences fondamentales. L’EUVG indique qu’elle prépare notamment à l’aquaculture, à la conservation, à la sécurité alimentaire et à la bioéconomie bleue. Le plan d’études comprend notamment biologie cellulaire et moléculaire, biochimie, écosystèmes marins, physiologie des animaux marins, biodiversité, bioinformatique, microbiologie et enseignements appliqués aux ressources et organismes marins.
Le programme comprend aussi aquaculture, nutrition appliquée, biosécurité et bien-être animal, ainsi que deux unités de pratique intégrée.
Grau académico de Licenciado em Saúde e Bem-Estar Marinho — 180 ECTS.
Anglais. GEDS et l’EUVG indiquent que le cursus est enseigné entièrement en anglais ; des cours de portugais sont également proposés dans le cadre de l’intégration.
7 sources documentaires
Employeur pour le recrutement ; préfet/DDTM et services maritimes pour concessions et fonctions embarquées
Pas d’ordre professionnel propre au technicien en aquaculture
Le poste salarié de technicien en aquaculture ne relève pas d’une profession réglementée autonome avec inscription à un ordre. Les qualifications attendues dépendent de l’employeur et des tâches.
Pour un emploi non réglementé, l’employeur apprécie le diplôme étranger et peut demander une attestation de comparabilité ENIC-NARIC. Elle ne vaut ni concession ni titre de navigation. La capacité professionnelle d’un demandeur de concession relève de règles distinctes, notamment les articles R923-15 et R923-16 du Code rural pour les qualifications françaises et UE/EEE.
Français permettant de comprendre les consignes de sécurité, protocoles et documents de traçabilité ; autres langues selon le poste. Aucun seuil CECRL national unique établi pour l’intitulé salarié.
Employeur ; DGRM pour l’aquaculture marine/de transition, ICNF pour les eaux intérieures, DGAV selon les activités
Pas d’inscription ordinale générale identifiée pour cet intitulé technique
Les fonctions salariées de technicien en aquaculture relèvent des critères du recrutement ; elles ne se confondent pas avec le titre d’exploitation de l’établissement ou une autre profession réglementée.
La reconnaissance académique d’un diplôme étranger peut être exigée : l’avis CCMAR TSA/13/2025 l’impose avant la signature du contrat. Le service national prévoit les démarches dans le cadre du Decreto-Lei 66/2018 ; cette reconnaissance ne remplace pas les autorisations liées aux activités.
Portugais utile aux opérations et à la sécurité ; anglais selon l’équipe. L’avis CCMAR retenu demande portugais et anglais dans le profil. Ce sont des exigences de poste, sans seuil CECRL national uniforme établi ; une licence enseignée en anglais ne dispense pas des conditions de l’employeur.
Contact avec les patients
Non applicable
Le métier n’implique pas de patients humains ; le contact quotidien porte surtout sur les organismes aquatiques, les équipes de production et, selon le poste, les fournisseurs ou partenaires techniques.
Précision manuelle
Fort
Prélèvements, mesures, tris, manipulations d’organismes et réglages d’équipements demandent précision et respect de protocoles techniques.
Travail en équipe
Fort
La production aquacole repose sur une coordination étroite entre techniciens, responsables d’élevage, maintenance, qualité, vétérinaires ou spécialistes sanitaires selon les structures.
Autonomie
Variable
Le technicien peut gérer de façon autonome des contrôles et opérations courantes, tout en travaillant dans un cadre de procédures et sous la responsabilité du responsable de production selon son niveau.
Charge administrative
Variable
Les relevés de production, paramètres d’eau, stocks, mortalités, traitements, traçabilité et documents qualité représentent une part régulière de l’activité.
Exigence physique
Fort
Le travail peut comporter manutention, station debout, interventions en extérieur, déplacements sur pontons ou bateaux et exposition au froid, à l’humidité ou à la chaleur.
Charge émotionnelle
Variable
Les pertes de cheptel, épisodes sanitaires ou incidents techniques peuvent être stressants, mais la charge émotionnelle diffère fortement des métiers de soin aux personnes.
Horaires atypiques
Fort
Les besoins des organismes, les marées, les récoltes et les impératifs techniques peuvent nécessiter des horaires tôt le matin, le soir, le week-end ou les jours fériés.
Astreintes / gardes
Variable
Certaines installations nécessitent une surveillance ou une capacité d’intervention en dehors des horaires habituels, notamment en cas d’alarme, de panne ou de dégradation de la qualité de l’eau.
Exposition biologique
Variable
Le contact avec les organismes, l’eau et les matières biologiques peut exposer à des agents biologiques selon le site et les tâches. Les produits de nettoyage ou de traitement relèvent de risques chimiques distincts ; appliquer les protections et procédures adaptées.
Mobilité / déplacements
Fort
Le travail se répartit souvent entre bassins, cages, étangs, zones littorales, écloseries et locaux techniques ; certaines activités nécessitent des déplacements sur site ou en bateau.
Utilisation des technologies
Fort
Capteurs, pompes, systèmes d’aération et d’oxygénation, filtration, automatismes, systèmes de recirculation et logiciels de suivi de production sont couramment mobilisés.
Les montants varient selon le statut, l’expérience et le contexte d’exercice. Chaque donnée est présentée avec son périmètre et sa source.
Référence 2026
Repère Onisep observé le 29 octobre 2026 pour aquaculteur / technicien d’élevage aquacole : à partir de 1 867 EUR bruts/mois en début de carrière. Le champ année de référence correspond ici à l’année d’observation 2026 : la source ne fournit pas d’année statistique ou de barème salarial daté. Ce n’est ni une moyenne nationale, ni un minimum conventionnel garanti. Montant conservé sans annualisation : durée de travail, primes et nombre de versements non précisés. Non directement comparable au recrutement qualifié CCMAR de 2025.
Source : Onisep
Les montants varient selon le statut, l’expérience et le contexte d’exercice. Chaque donnée est présentée avec son périmètre et sa source.
Référence 2025
Exemple de recrutement CCMAR TSA/13/2025 actualisé en août 2025 : technicien supérieur d’aquaculture à Ramalhete/Gambelas, 35 h/semaine, contrat à terme incertain dans un organisme privé sans but lucratif. Fourchette mensuelle brute selon expérience et compétences ; master, expérience aquacole, autorisation DGAV et permis B requis. Ce n’est pas une rémunération débutante après la licence EUVG, ni une moyenne nationale ou un barème public. Offre historique, sans affirmation de disponibilité actuelle. Montants mensuels de l’avis, sans annualisation ni ajout de primes ; assurance santé collective facultative avec contribution du salarié. France et Portugal sont présentés en brut mensuel, avec profils et années différents.
Sources : Centro de Ciências do Mar do Algarve , Centro de Ciências do Mar do Algarve
Environnements d’exercice observés :
Statuts d’exercice observés :
Ce métier peut correspondre à ton projet si tu apprécies la biologie, les milieux aquatiques et le travail concret sur le terrain. Il demande de savoir observer, mesurer, enregistrer des données et réagir rapidement lorsque les paramètres de l’élevage se dégradent.
Il faut aussi accepter un métier parfois physique, humide ou exposé aux conditions météorologiques, avec des horaires dépendant des animaux, des marées ou des impératifs de production. La rigueur sanitaire, la capacité à travailler en équipe et un intérêt réel pour la technique et l’environnement sont essentiels.
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Il participe à la conduite quotidienne d’un élevage d’organismes aquatiques. Ses tâches peuvent comprendre le suivi de l’eau, l’alimentation, la croissance et la santé des animaux, les opérations de tri ou de récolte, l’entretien des équipements et l’enregistrement des données de production. Le contenu varie selon les espèces et le système d’élevage.
Le BTSA aquaculture est le diplôme français de référence pour accéder à des fonctions techniques de production : il se prépare en 2 ans après le bac, valide 120 ECTS et forme à la conduite et au pilotage de productions aquacoles. D’autres diplômes peuvent conduire au secteur selon le niveau de responsabilité et le type de production.
Oui. L’EUVG cite explicitement « Técnico de Produção e Gestão em Aquacultura » parmi les débouchés de cette licence. Le programme dure 3 ans, représente 180 ECTS et est enseigné en anglais. Il s’agit d’une formation plus large que le seul métier d’aquaculture, puisqu’elle couvre aussi sciences marines, santé et bien-être des organismes aquatiques, conservation, sécurité alimentaire et biotechnologies.
Le titre de « technicien en aquaculture » ne correspond pas à une profession de santé ou à un ordre professionnel. En revanche, certaines activités du secteur sont réglementées. L’installation comme exploitant d’une concession de cultures marines sur le domaine public maritime suppose notamment de satisfaire à des conditions de capacité professionnelle, et les fonctions exercées à bord de navires armés aux cultures marines nécessitent des qualifications maritimes spécifiques. Il faut donc distinguer le métier salarié de technicien des autorisations liées à certaines fonctions ou à l’exploitation.
Il peut travailler dans des piscicultures, fermes marines, écloseries, exploitations conchylicoles, installations en bassins ou en systèmes de recirculation, unités d’algoculture, organismes de recherche ou de conseil, ainsi que dans des entreprises fournissant équipements, aliments ou services à la filière.
En France, l’Onisep affiche au 29 octobre 2026 un repère débutant à partir de 1 867 EUR bruts/mois pour aquaculteur, appellation incluant le technicien d’élevage aquacole ; l’année statistique et les primes ne sont pas précisées. Au Portugal, le recrutement CCMAR TSA/13/2025 proposait 1 442,57 à 1 972,04 EUR bruts/mois à 35 h/semaine selon expérience, pour un poste exigeant master et expérience aquacole. Ce sont deux repères de nature différente, pas des moyennes nationales ni des salaires directement équivalents à la sortie des études.
Dernière vérification : 29/10/2026