
Appliquer les biotechnologies aux organismes marins pour produire des données, procédés et solutions utiles à la recherche et à l’innovation.
Le technicien en biotechnologie marine réalise des manipulations de laboratoire sur des organismes ou ressources aquatiques : microalgues, algues, micro-organismes, tissus ou biomolécules. Il prépare les échantillons, met en œuvre des protocoles de biologie et de bioprocédés, suit les cultures et équipements, contrôle les résultats et contribue à des projets de recherche ou de développement en santé, alimentation, cosmétique, environnement ou bioéconomie bleue.

Appliquer les biotechnologies aux organismes marins pour produire des données, procédés et solutions utiles à la recherche et à l’innovation.
BTS Biotechnologie en recherche et en production
2.00 Années
Le technicien en biotechnologie marine est un professionnel de laboratoire ou de recherche appliquée qui utilise des méthodes de biologie, microbiologie, biochimie, biologie moléculaire ou bioprocédés sur des ressources issues du milieu marin ou aquatique. Il peut participer à la culture de micro-organismes ou d’algues, à la préparation et à la caractérisation d’échantillons, à l’extraction ou l’analyse de biomolécules et à la mise au point de procédés expérimentaux.
L’intitulé varie selon les employeurs : technicien biologiste, technicien de recherche, technicien R&D, technicien de laboratoire ou technicien bioprocédés. La spécialisation « marine » dépend du secteur et des projets. En France, il ne s’agit pas d’une profession réglementée autonome et aucune inscription à un ordre professionnel n’est exigée pour exercer ce métier technique.
Le technicien contribue aux travaux d’une équipe ; ce titre ne se confond pas avec celui de chercheur ou d’ingénieur. Au Portugal, l’usage du titre Biólogo relève de règles distinctes. Selon les projets, les prélèvements, l’utilisation de ressources génétiques ou les travaux sur animaux nécessitent des vérifications et autorisations particulières ; la spécialisation marine n’accorde pas à elle seule un droit d’exercer des actes vétérinaires ou cliniques.
Le métier peut être perçu comme un travail essentiellement consacré à observer des organismes marins. En réalité, il se situe souvent en laboratoire et combine préparation d’échantillons, culture, analyses, biologie moléculaire, suivi de bioprocédés, utilisation d’équipements, traitement de données et traçabilité.
Plusieurs dimensions sont moins visibles :
Préparer les échantillons et cultures biologiques
Préparer les milieux, solutions, réactifs et échantillons issus d’organismes marins ou aquatiques, mettre en culture lorsque le protocole le prévoit et assurer leur identification et leur traçabilité.
Réaliser des analyses et manipulations biotechnologiques
Mettre en œuvre des techniques de biochimie, microbiologie, biologie cellulaire ou moléculaire, purification, caractérisation ou autres méthodes adaptées aux projets de recherche et développement.
Suivre des bioprocédés et conditions de culture
Contrôler les paramètres d’une culture ou d’un procédé biologique, réaliser les prélèvements et mesures nécessaires et ajuster les opérations prévues par le protocole sous la responsabilité de l’équipe scientifique.
Utiliser et entretenir les équipements de laboratoire
Préparer, calibrer et utiliser les appareils de mesure et équipements de laboratoire ou de bioproduction, assurer leur entretien courant et signaler les anomalies.
Enregistrer et exploiter les résultats
Consigner les observations, mesures et paramètres expérimentaux dans les outils du laboratoire, vérifier la cohérence des données et signaler les écarts. Préparer des tableaux, graphiques et comptes rendus pour l’analyse des résultats avec l’équipe scientifique.
Contribuer à la qualité, à la sécurité et au fonctionnement du laboratoire
Appliquer les procédures de sécurité et de gestion des déchets, suivre les stocks et consommables, documenter les opérations et contribuer à l’amélioration des protocoles et de l’organisation du laboratoire.
Rigueur expérimentale
La fiabilité des résultats dépend du respect précis des protocoles, volumes, temps, températures, conditions de culture et règles de traçabilité.
Précision manuelle
Pipetage, préparation d’échantillons, cultures et manipulations de biomolécules demandent une grande minutie et des gestes reproductibles.
Esprit d’analyse
Le technicien doit repérer les anomalies, vérifier la cohérence des résultats et distinguer un phénomène biologique d’un problème de protocole ou d’équipement.
Organisation et traçabilité
Échantillons, cultures, données, lots, stocks et équipements doivent être documentés et organisés afin de rendre les expériences reproductibles.
Curiosité scientifique
La biotechnologie marine évolue rapidement et mobilise des disciplines variées. Il faut savoir apprendre de nouvelles techniques et comprendre les objectifs scientifiques des expériences.
Travail en équipe et anglais scientifique
Les projets associent souvent biologistes, ingénieurs, chercheurs et partenaires industriels ; de nombreux protocoles, logiciels et publications sont en anglais.
Le BTS est accessible notamment après un bac général, un bac technologique STL spécialité biochimie-biologie-biotechnologies ou un bac professionnel Production en industries pharmaceutiques, alimentaires et cosmétiques. L’admission s’effectue sur dossier via Parcoursup et peut comporter des tests ou un entretien selon les établissements.
Le BTS dure 2 ans et valide 120 ECTS. Il forme à la gestion opérationnelle du laboratoire, à la préparation d’échantillons biologiques et de solutions, aux techniques de biotechnologie moléculaire et cellulaire, au dosage, à la purification et à la caractérisation de biomolécules, à la culture cellulaire et aux procédés de bioproduction. La formation comprend également la prévention des risques, la traçabilité et l’utilisation de l’anglais scientifique.
Sous statut scolaire, le cursus comprend 15 semaines de stage : 5 à 6 en première année et 9 à 10 en deuxième année.
BTS Biotechnologie en recherche et en production — diplôme national, 120 ECTS.
Français ; l’anglais est nécessaire pour exploiter la documentation scientifique et technique.
5 sources documentaires
Pour 2026-2027, la DGES indique un concours institutionnel. Les candidats peuvent présenter Biologie et Géologie seule, Portugais seul, ou Biologie et Géologie associée à l’une des disciplines admises, dont anglais, mathématiques, philosophie ou physique-chimie. Les minima publiés sont de 95/200 aux épreuves d’entrée et 110/200 pour la note de candidature. Un prérequis de communication interpersonnelle du groupe A s’applique également.
Ces critères décrivent la voie institutionnelle. Pour un diplôme secondaire étranger ou une autre voie de candidature, vérifier avec l’EUVG les équivalences d’épreuves, les pièces et le calendrier applicables.
La licence dure 6 semestres, soit 3 ans, et totalise 180 ECTS. Elle combine sciences marines, sciences vétérinaires et biotechnologie. Le programme comprend notamment biologie cellulaire et moléculaire, biochimie, bioinformatique, génétique appliquée, microbiologie, écotoxicologie et biotechnologie appliquée, ainsi que des enseignements sur les organismes et écosystèmes marins.
Grau académico de Licenciado em Saúde e Bem-Estar Marinho — 180 ECTS.
Anglais : langue d’enseignement annoncée par l’EUVG et confirmée par GEDS. Faire préciser le niveau attendu pour l’admission et les éventuelles exigences linguistiques des stages ; ne pas assimiler la langue du cursus à celle de tous les futurs emplois.
6 sources documentaires
Employeur ou organisme recruteur ; autorités sectorielles selon les activités
Sans ordre professionnel propre au technicien en biotechnologie marine
L’intitulé désigne des fonctions techniques en recherche, R&D ou bioproduction ; il ne constitue pas une profession réglementée autonome. Le diplôme, l’expérience et les conditions de concours ou de recrutement dépendent du poste.
Pour un emploi non réglementé, l’employeur apprécie un diplôme étranger et peut demander une attestation de comparabilité ENIC-NARIC. Cette appréciation ne vaut pas autorisation d’exercer une autre profession réglementée.
Français adapté aux procédures, à la sécurité et aux comptes rendus ; anglais scientifique pour les protocoles et échanges selon l’équipe. Aucun niveau CECRL national unique établi pour cet intitulé : vérifier les exigences du recrutement.
Employeur ; Ordem dos Biólogos pour le titre Biólogo ; DGAV pour certaines fonctions sur animaux
Pas d’ordre unique pour ces fonctions techniques ; inscription requise pour l’usage du titre Biólogo
Les fonctions techniques de biotechnologie marine dépendent des conditions du recrutement. Elles sont distinctes du titre protégé Biólogo : le statut de l’Ordre réserve ce titre aux inscrits, tout en indiquant que les actes de l’article 61 ne sont pas exclusivement réservés aux biologistes.
Un employeur peut imposer la reconnaissance académique d’un diplôme étranger. L’avis CIIMAR 2026_085 exige notamment la conformité au Decreto-Lei 66/2018 avant la signature du contrat. Cette démarche ne remplace pas les formalités d’une profession réglementée si le poste en relève.
Langue selon le poste : le recrutement CIIMAR retenu exige de communiquer en anglais à l’oral et à l’écrit. D’autres postes peuvent demander le portugais. La licence enseignée en anglais ne dispense pas des exigences de l’employeur ; aucun seuil CECRL national unique établi pour ce métier technique.
Contact avec les patients
Faible
Le métier s’exerce principalement en laboratoire, plateforme technique ou unité de production et n’implique généralement pas de contact avec des patients.
Précision manuelle
Fort
Pipetage, préparation d’échantillons, cultures, purification et autres manipulations biologiques demandent des gestes précis et reproductibles.
Travail en équipe
Fort
Le technicien travaille avec chercheurs, ingénieurs, biologistes, spécialistes marins et partenaires industriels ou académiques selon le projet.
Autonomie
Variable
Les protocoles sont définis dans un cadre scientifique ou industriel ; l’autonomie augmente avec l’expérience pour l’organisation des expériences et le suivi des équipements.
Charge administrative
Variable
Traçabilité, cahiers de laboratoire, gestion des échantillons, stocks, procédures qualité et documentation des résultats occupent une part régulière du travail.
Exigence physique
Variable
Le travail en laboratoire est généralement modérément physique, mais peut impliquer station debout, gestes répétitifs, manutention légère et parfois prélèvements ou travail sur le terrain.
Charge émotionnelle
Faible
La charge émotionnelle est généralement faible ; la pression provient plutôt des délais, de la reproductibilité des expériences et des échecs expérimentaux.
Horaires atypiques
Variable
Les horaires sont souvent réguliers mais certaines cultures, fermentations ou séries expérimentales peuvent imposer des interventions à des horaires déterminés.
Astreintes / gardes
Faible
Les astreintes ne sont pas habituelles, sauf dans certaines unités de culture, bioproduction ou plateformes nécessitant une surveillance continue.
Exposition biologique
Variable
L’exposition dépend des organismes, des échantillons, des techniques et du confinement. La manipulation de matériel biologique ou de biomolécules ne signifie pas un risque élevé uniforme ; les protections résultent de l’évaluation des risques du laboratoire.
Mobilité / déplacements
Variable
Le poste est souvent sédentaire en laboratoire, mais certaines activités peuvent inclure des prélèvements sur le littoral, en aquaculture ou sur des plateformes marines.
Utilisation des technologies
Fort
Microscopes, systèmes de culture, appareils d’analyse, outils de biologie moléculaire, logiciels scientifiques et équipements de bioprocédés sont au cœur de l’activité.
Les montants varient selon le statut, l’expérience et le contexte d’exercice. Chaque donnée est présentée avec son périmètre et sa source.
Référence 2025
France — repère du corps de technicien de recherche au CNRS, minimum d’entrée dans la grille au 1er janvier 2025 encore publiée lors de la revue du 29 octobre 2026 : 2 164,17 EUR bruts/mois, traitement et IFSE compris, hors CIA annuel variable et autres compléments. Applicable à un poste relevant de ce corps ; ce n’est ni une grille propre à la spécialisation marine ni une moyenne du métier ou du privé. Montant conservé mensuel, sans extrapolation d’un total annuel de primes. Les statuts et qualifications diffèrent du recrutement portugais.
Source : CNRS
Les montants varient selon le statut, l’expérience et le contexte d’exercice. Chaque donnée est présentée avec son périmètre et sa source.
Référence 2026
Portugal — CIIMAR, recrutement 2026_085_TS_GREASEDLIGHTNING du 19 octobre 2026, technicien supérieur en produits naturels de cyanobactéries. Contrat salarié à terme incertain, en exclusivité, dans une association privée sans but lucratif ; pas un poste de fonctionnaire. Licence en microbiologie, biochimie ou domaine connexe et expérience pertinente demandées : ne pas présenter ce montant comme un minimum garanti à tout débutant. Base brute 1 499,15 EUR/mois, adossée au niveau TRU 16, repas et subsides séparés. Équivalent annuel de base avec droits complets : 1 499,15 × (12 + 1 Noël + 1 vacances) = 20 988,10 EUR, articles 262 à 264 du Code du travail. Prorata possible ; hors repas et autres compléments. Durée hebdomadaire non précisée dans l’avis. Repère de recrutement, pas moyenne nationale ni équivalence du grade français.
Sources : CIIMAR — Centro Interdisciplinar de Investigação Marinha e Ambiental , Diário da República / Assembleia da República , CIIMAR
Environnements d’exercice observés :
Statuts d’exercice observés :
Ce métier peut correspondre à ton projet si tu apprécies la biologie, les manipulations de laboratoire et les milieux marins. Il demande de suivre des protocoles avec précision, de comprendre les phénomènes biologiques observés et de travailler avec des équipements et données scientifiques.
Il faut aussi accepter la répétition de certaines manipulations, la traçabilité rigoureuse et les contraintes de sécurité. La curiosité, l’esprit d’analyse, l’anglais scientifique et la capacité à travailler en équipe sont particulièrement importants dans un secteur très lié à la recherche et à l’innovation.
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Il met en œuvre des techniques de laboratoire sur des ressources ou organismes aquatiques : préparation d’échantillons, cultures, analyses biochimiques ou moléculaires, suivi de bioprocédés, contrôle des équipements et enregistrement des résultats. Les applications peuvent concerner la recherche, l’alimentation, les cosmétiques, les biomatériaux, l’environnement ou d’autres secteurs de la bioéconomie bleue.
La biotechnologie bleue peut travailler sur des microalgues, bactéries, champignons, macroalgues et différents invertébrés ou autres organismes aquatiques. La Commission européenne décrit ce secteur comme l’application des sciences et technologies aux organismes aquatiques pour produire des connaissances, biens et services.
Le BTS Biotechnologie en recherche et en production constitue une voie technique directe : il dure 2 ans, valide 120 ECTS et forme à la préparation d’échantillons, aux biotechnologies moléculaires et cellulaires, à la purification de biomolécules, aux bioprocédés et à la gestion du laboratoire. Des BUT et licences professionnelles permettent aussi une insertion dans les biotechnologies ou une poursuite d’études.
C’est une voie possible : l’EUVG cite la recherche et les fonctions techniques en biotechnologie marine parmi les débouchés de cette licence de 3 ans et 180 ECTS. Les enseignements comprennent notamment les sciences marines, la biologie moléculaire et la biotechnologie appliquée. Le recrutement dépend toutefois du poste et des compétences ; la licence ne donne pas automatiquement accès à un emploi de chercheur ni au titre de médecin vétérinaire.
L’intitulé technique n’est pas une profession réglementée autonome en France ; au Portugal, il faut le distinguer du titre protégé de Biólogo. Les conditions du poste et les activités réalisées restent déterminantes : sécurité du laboratoire, accès aux ressources génétiques, prélèvements et, le cas échéant, travail sur animaux. Certaines fonctions sur animaux nécessitent notamment une autorisation préalable de la DGAV au Portugal.
Les repères disponibles correspondent à des cadres précis. En France, la grille CNRS datée de janvier 2025 indique 2 164,17 EUR bruts/mois à l’entrée dans le corps des techniciens de recherche, sans être spécifique au milieu marin. Au Portugal, un recrutement CIIMAR d’octobre 2026 en produits naturels de cyanobactéries annonce 1 499,15 EUR bruts/mois, soit 20 988,10 EUR sur une année complète avec les deux subsides légaux. Il demande une licence et une expérience pertinente. Ces montants ne sont pas des moyennes nationales et leurs statuts, primes et conditions ne sont pas directement équivalents.
Dernière vérification : 29/10/2026