
Mettre en œuvre des protocoles expérimentaux et produire des données fiables au service de la recherche biomédicale et vétérinaire.
L’assistant de recherche biomédicale et vétérinaire participe aux travaux d’une équipe scientifique en préparant les expériences, en réalisant des manipulations de laboratoire, en entretenant les équipements et en enregistrant les résultats. Selon la structure, il peut travailler en biologie cellulaire et moléculaire, histologie, microbiologie, immunologie, expérimentation animale ou biotechnologies. Les fonctions décrites relèvent de l’appui technique à la recherche ; les actes cliniques ou diagnostiques réglementés nécessitent leurs qualifications propres.

Mettre en œuvre des protocoles expérimentaux et produire des données fiables au service de la recherche biomédicale et vétérinaire.
Bachelor universitaire de technologie Génie biologique, parcours Biologie médicale et biotechnologie
3.00 Années
L’assistant de recherche biomédicale et vétérinaire apporte un appui technique aux chercheurs, ingénieurs et responsables de laboratoire. Il met en œuvre des protocoles expérimentaux, prépare les échantillons et réactifs, utilise les équipements, observe les résultats et consigne les données de façon reproductible et traçable.
L’intitulé exact varie selon les employeurs : technicien de recherche en biologie, assistant ingénieur en biologie, assistant de recherche ou technicien de laboratoire de recherche. Il ne faut pas le confondre avec le métier de chercheur au sens académique, qui correspond généralement à un niveau de qualification et de responsabilité scientifique supérieur. En France, ce métier technique de recherche n’est pas une profession de santé réglementée et n’impose pas d’inscription à un ordre professionnel.
Cette fiche ne confère ni le titre de vétérinaire ni un droit général de réaliser des actes de diagnostic clinique. Au Portugal, le titre de Biólogo est protégé. Dans les deux pays, les activités impliquant des animaux à des fins scientifiques sont soumises à des conditions spécifiques de formation et, selon le pays et la fonction, d’autorisation.
Le métier est parfois perçu comme une simple exécution de manipulations demandées par un chercheur. En réalité, la fiabilité d’un projet dépend fortement du travail technique : préparation des expériences, contrôle des conditions, respect des protocoles, gestion des échantillons, maintenance du matériel, traçabilité et qualité des données.
Plusieurs dimensions sont moins visibles :
Préparer les expériences et les échantillons
Préparer les milieux, solutions, réactifs, cultures, tissus ou autres échantillons nécessaires aux expérimentations et organiser le poste de travail selon les protocoles et les règles de sécurité.
Réaliser des manipulations de laboratoire
Mettre en œuvre des techniques de biologie cellulaire et moléculaire, biochimie, microbiologie, histologie, immunologie ou autres méthodes adaptées au projet, sous la responsabilité scientifique de l’équipe.
Utiliser et entretenir les équipements
Préparer, calibrer et utiliser les appareils de laboratoire, assurer leur entretien courant, signaler les anomalies et participer à la gestion des consommables et des équipements.
Enregistrer et contrôler les données expérimentales
Consigner les conditions de l’expérience, enregistrer les mesures, vérifier leur cohérence, organiser les fichiers et assurer une traçabilité permettant la reproduction et l’analyse des résultats.
Participer à l’analyse et à la restitution des résultats
Mettre en forme les résultats, réaliser des traitements ou analyses de premier niveau et transmettre les observations utiles aux chercheurs, ingénieurs et autres membres du projet.
Contribuer au fonctionnement et à la qualité du laboratoire
Gérer les stocks et commandes, appliquer les procédures d’hygiène et de sécurité, participer à l’amélioration des protocoles et, selon l’expérience, accompagner de nouveaux étudiants ou personnels sur certaines techniques.
Rigueur expérimentale
La reproductibilité dépend du respect précis des protocoles, des volumes, des temps, des températures et des conditions de manipulation.
Précision manuelle
Pipetage, préparation d’échantillons, cultures, coupes ou marquages exigent souvent des gestes minutieux et réguliers.
Esprit d’analyse et sens critique
Le professionnel doit repérer les résultats incohérents, distinguer une variation biologique d’un problème technique et documenter les anomalies avant interprétation.
Organisation et traçabilité
Échantillons, lots, cahiers de laboratoire, données, stocks et procédures doivent être organisés de manière fiable pour garantir la qualité scientifique du travail.
Travail en équipe et communication scientifique
Le métier s’exerce au sein d’équipes réunissant chercheurs, ingénieurs, techniciens, étudiants et parfois vétérinaires ou cliniciens ; les résultats et difficultés doivent être communiqués clairement.
Curiosité et apprentissage continu
Les techniques de laboratoire évoluent rapidement. Il faut savoir apprendre de nouveaux protocoles, utiliser de nouveaux équipements et comprendre la littérature technique en anglais.
Le BUT Génie biologique est accessible après un baccalauréat général ou technologique, sur dossier et éventuellement tests ou entretien. Pour le parcours Biologie médicale et biotechnologie, l’Onisep recommande notamment des bases solides en sciences de la vie, biologie, mathématiques et physique-chimie selon le profil du candidat.
Le BUT se déroule sur 3 ans, soit 6 semestres, et confère 180 ECTS ainsi que le grade de licence. Le parcours Biologie médicale et biotechnologie forme à la réalisation d’analyses biologiques et à l’expérimentation dans le domaine du vivant. Il couvre notamment biologie cellulaire et moléculaire, génie génétique, génomique, protéomique, microscopie et développement de méthodes appliquées à la recherche et aux biotechnologies.
BUT Génie biologique, parcours Biologie médicale et biotechnologie — 180 ECTS, grade de licence.
Français ; une maîtrise suffisante de l’anglais scientifique est attendue pendant la formation.
4 sources documentaires
Pour 2026-2027, la DGES indique un concours institutionnel. L’accès repose soit sur Biologie et Géologie seule, soit sur Biologie et Géologie associée à Physique-Chimie, Mathématiques, Portugais ou Philosophie. Les minima publiés sont de 95/200 aux épreuves d’entrée et 110/200 pour la note de candidature. Un prérequis de communication interpersonnelle du groupe A s’applique.
Ces critères décrivent la voie institutionnelle publiée. Pour un diplôme secondaire étranger ou une autre voie de candidature, faire confirmer les équivalences d’épreuves et les pièces par l’établissement.
La licence dure 3 ans, soit 6 semestres, et totalise 180 ECTS. Elle associe biologie, santé animale et recherche avec une forte composante de laboratoire. Le programme comprend notamment bioinformatique, biologie cellulaire et moléculaire, histotechnologie, biochimie clinique, génétique et immunologie, microbiologie, biotechnologies appliquées, modèles expérimentaux in vitro et in vivo, pathologie expérimentale et un projet de recherche expérimental.
Grau académico de Licenciado em Ciências Bioveterinárias — 180 ECTS.
Portugais et français sont indiqués par l’EUVG. GEDS présente actuellement une 1re année en français puis des cours en portugais ; cette organisation spécifique doit être confirmée pour la cohorte concernée.
6 sources documentaires
Employeur ou organisme recruteur ; autorités compétentes pour les activités particulières
Sans ordre obligatoire pour l’appui technique de recherche décrit ici
L’appui technique à la recherche décrit dans cette fiche n’est pas, en lui-même, une profession de santé réglementée. Le diplôme et l’expérience requis dépendent du poste. Dans les organismes publics, respecter les conditions du concours ou du recrutement ; les corps de technicien et d’assistant ingénieur ne sont pas interchangeables.
Avec un diplôme étranger, l’employeur apprécie les qualifications pour un emploi non réglementé et peut demander une attestation de comparabilité ENIC-NARIC. Cette attestation ne constitue pas une autorisation d’exercer une autre profession réglementée.
Français adapté aux consignes de sécurité et à la traçabilité ; anglais scientifique utile aux protocoles et publications. Exigences précises selon le poste, sans seuil CECRL national unique établi pour cet intitulé.
Employeur ; DGAV pour certaines fonctions sur animaux ; Ordem dos Biólogos pour le titre Biólogo
Pas d’ordre unique pour l’appui technique ; inscription à l’Ordem dos Biólogos si usage du titre Biólogo
Les fonctions d’appui technique de laboratoire dépendent des conditions du poste. Elles ne doivent pas être assimilées automatiquement au titre protégé de Biólogo. Le statut de l’Ordem dos Biólogos réserve ce titre aux inscrits, tout en précisant que les activités énumérées à l’article 61 ne sont pas exclusivement réservées aux biologistes.
Pour un diplôme étranger, vérifier les exigences du recrutement et, si nécessaire, demander sa reconnaissance académique par le service officiel portugais. Cette démarche ne remplace pas l’inscription professionnelle lorsqu’un poste exige un titre réglementé.
Portugais adapté aux consignes de sécurité et au travail d’équipe ; anglais scientifique selon les techniques et projets. Niveau à confirmer auprès de l’employeur ; aucun seuil CECRL national unique établi pour l’intitulé générique.
Contact avec les patients
Faible
Le métier s’exerce principalement en laboratoire ; le contact direct avec des patients est généralement absent, même si certains projets peuvent être associés à des équipes cliniques ou vétérinaires.
Précision manuelle
Fort
Pipetage, préparation d’échantillons, cultures, marquages, coupes et manipulations expérimentales demandent une grande précision gestuelle.
Travail en équipe
Fort
Le travail se fait au sein d’équipes réunissant chercheurs, ingénieurs, techniciens, étudiants et parfois cliniciens ou vétérinaires.
Autonomie
Variable
L’autonomie augmente avec l’expérience : les protocoles sont réalisés dans le cadre d’objectifs scientifiques définis par l’équipe, mais l’organisation quotidienne des expériences peut être largement autonome.
Charge administrative
Variable
Cahier de laboratoire, traçabilité, stocks, commandes, procédures qualité et documentation des données représentent une part régulière du travail.
Exigence physique
Variable
Le métier implique souvent travail debout ou assis en laboratoire, gestes répétitifs et manipulation de matériel ; l’intensité dépend des techniques et équipements utilisés.
Charge émotionnelle
Faible
La charge émotionnelle est généralement plus faible que dans les métiers de soin, mais les échecs expérimentaux, contraintes de délai ou travaux impliquant des modèles animaux peuvent être exigeants.
Horaires atypiques
Variable
Les horaires sont souvent réguliers, mais certaines cultures, séries expérimentales ou contraintes de prélèvement nécessitent parfois des interventions à des horaires imposés par le protocole.
Astreintes / gardes
Faible
Les astreintes sont rares pour la majorité des postes, mais certains équipements, élevages expérimentaux ou protocoles continus peuvent nécessiter une surveillance spécifique.
Exposition biologique
Fort
Selon le laboratoire, le professionnel peut manipuler cellules, tissus, micro-organismes, échantillons biologiques ou modèles animaux ; des règles strictes de biosécurité et de protection s’appliquent.
Mobilité / déplacements
Faible
L’activité est principalement réalisée sur un site de laboratoire ; des déplacements ponctuels peuvent avoir lieu pour des formations, collaborations ou plateformes techniques.
Utilisation des technologies
Fort
Microscopes, thermocycleurs, systèmes d’imagerie, équipements de culture, appareils d’analyse et logiciels scientifiques sont au cœur de nombreux protocoles.
Les montants varient selon le statut, l’expérience et le contexte d’exercice. Chaque donnée est présentée avec son périmètre et sa source.
Référence 2025
France — CNRS, technicien de recherche, minimum mensuel brut à l’entrée dans la grille au 1er janvier 2025, encore publiée lors de la revue d’octobre 2026 : 2 164,17 EUR, traitement et IFSE compris. Hors CIA annuel variable et autres compléments. Référence publique d’entrée pour fonctions techniques de recherche, pas moyenne générale du métier ni salaire d’assistant ingénieur. Année 2025 conservée explicitement. Donnée mensuelle publiée ; pas d’annualisation d’un total comprenant des primes distinctes et variables.
Source : CNRS
Référence 2026
France — concours Inserm 2026 d’assistant ingénieur en biologie, notamment AI21 en biologie animale et AI20 : rémunération indicative brute moyenne mensuelle annoncée de 2 350 EUR ; niveau minimal bac+2 pour les concours concernés. Cette indication attachée à ces recrutements n’est ni une moyenne observée de tous les assistants de recherche ni un minimum garanti d’entrée. Cadre distinct du technicien CNRS ; composition annuelle complète non détaillée, donc montant maintenu en mois sans annualisation.
Source : Inserm
Les montants varient selon le statut, l’expérience et le contexte d’exercice. Chaque donnée est présentée avec son périmètre et sa source.
Référence 2026
Portugal — Universidade do Porto / ICBAS, appui technique au département de biologie moléculaire, BEP OE202608/1023 publié le 1er septembre 2026. Assistente Técnico, première position 7-A de la grille propre à l’université (pas niveau TRU national), contrat individuel sans terme, 40 h/semaine. Base mensuelle brute : 1 183,58 EUR. Sur une année complète avec droits complets, 1 183,58 × (12 + 1 subside de Noël + 1 subside de vacances) = 16 570,12 EUR/an selon les articles 262 à 264 du Code du travail ; prorata possible à l’entrée/sortie. Hors repas et autres compléments. Minimum scolaire : 12e année ou formation professionnelle équivalente ; expérience de laboratoire et formation scientifique valorisées. Ce poste technique documente un cadre réel d’appui en biologie, pas une grille universelle de diplômés de licence, de chercheurs ou de Biólogos. Avis clos le 21 septembre 2026. Comparaison limitée avec les cadres et primes français ; aucune équivalence de grade ni de durée de travail supposée.
Sources : Bolsa de Emprego Público / Universidade do Porto , Diário da República / Assembleia da República
Environnements d’exercice observés :
Statuts d’exercice observés :
Ce métier peut correspondre à ton projet si tu apprécies les sciences du vivant, les expériences de laboratoire et le travail méthodique. Il demande de suivre précisément des protocoles, de comprendre ce que l’on mesure et de savoir repérer une anomalie avant qu’elle ne rende une série d’expériences inutilisable.
Il faut aussi aimer le travail d’équipe, accepter des tâches répétitives lorsqu’elles sont nécessaires à la reproductibilité et être à l’aise avec la traçabilité, les règles d’hygiène et de sécurité et les outils numériques. Selon le laboratoire, certaines activités peuvent impliquer des cultures cellulaires, des micro-organismes, des produits chimiques ou des modèles animaux.
GEDS vous accompagne dans votre projet d’études de santé en Europe, du choix du parcours jusqu’à la candidature.
Il apporte un soutien technique aux projets de recherche : préparation d’échantillons, mise en œuvre de protocoles, utilisation des équipements, enregistrement des données, contrôle de la qualité expérimentale et participation au fonctionnement du laboratoire. Les techniques utilisées varient selon le domaine : biologie moléculaire, culture cellulaire, histologie, microbiologie, immunologie, expérimentation animale ou biotechnologies.
Non. Un assistant ou technicien de recherche met principalement en œuvre des techniques et contribue à la production de données dans le cadre de projets définis par une équipe scientifique. Le chercheur conçoit et dirige plus largement des programmes de recherche et possède généralement une formation de niveau master puis doctorat. Les frontières peuvent varier selon les structures et l’expérience.
Plusieurs formations techniques de niveau bac+2 à bac+3 permettent d’accéder aux laboratoires de recherche. Le BUT génie biologique, parcours biologie médicale et biotechnologie, dure 3 ans, valide 180 ECTS et forme notamment à l’expérimentation et aux programmes de recherche et développement en biologie. L’Onisep cite aussi des BTS et licences professionnelles en biotechnologies et biologie expérimentale.
C’est une voie possible : l’EUVG annonce l’assistanat de recherche parmi les débouchés de cette licence de 3 ans et 180 ECTS. Le programme comporte des techniques de laboratoire et un projet expérimental. L’accès à un emploi dépend toutefois des compétences et conditions du recrutement ; la licence ne délivre pas le titre de médecin vétérinaire et ne garantit pas un poste de recherche.
Pas nécessairement pour tous les postes techniques. L’EUVG rapporte, pour ses diplômés 2021-2022, 17 % d’emploi direct et 75 % de poursuite d’études en sciences vétérinaires. Ces chiffres historiques propres à la formation ne constituent pas un taux actuel d’insertion du métier ; la page ne détaille pas l’effectif ni le protocole d’enquête. Un master peut ouvrir des candidatures plus spécialisées, selon les exigences du poste.
Les cadres diffèrent. Le CNRS publie pour le technicien de recherche un minimum d’entrée de 2 164,17 EUR bruts/mois, traitement et IFSE compris, dans sa grille datée du 1er janvier 2025. Des concours Inserm 2026 d’assistant ingénieur annoncent 2 350 EUR bruts/mois à titre indicatif. Au Portugal, un recrutement ICBAS 2026 d’Assistente Técnico en biologie moléculaire prévoit une base de 1 183,58 EUR bruts/mois, soit 16 570,12 EUR sur une année complète avec les deux subsides légaux. Ce poste à 40 h/semaine exige au minimum la 12e année scolaire ; il ne représente pas le salaire de tous les titulaires de licence. Grades, qualifications, durée du travail et primes diffèrent : ces repères ne forment pas un classement comparable entre pays.
Dernière vérification : 29/10/2026