Fin du PASS/LAS : ce que la réforme des études de santé change dès 2027

Fin du PASS/LAS : ce que la réforme des études de santé change dès 2027

Le 17 avril 2026, les ministres Philippe Baptiste et Stéphanie Rist ont officialisé l’une des transformations les plus attendues de l’enseignement supérieur en santé. Lors d’une conférence de presse à l’Université Paris Cité, ils ont annoncé la fin du système PASS/LAS, mis en place en 2020 et largement critiqué depuis.

Ce qu’il faut retenir, ce que ça change concrètement — et pourquoi cette réforme pousse de plus en plus d’étudiants à se tourner vers une voie européenne.

Pourquoi le PASS et la LAS disparaissent

La réforme de 2020 avait instauré deux voies d’accès parallèles : le PASS et la LAS. Mais « l’essai », qui visait notamment à élargir le profil de recrutement des futurs médecins, n’a « pas été totalement transformé ».

Dans les documents de concertation publiés par l’État, ce système est décrit comme difficile à lire pour les lycéens et source de disparités importantes selon les établissements. En pratique, les différences de modalités entre universités ont créé une véritable jungle d’options, souvent incompréhensible pour les familles.

L’Académie nationale de médecine elle-même reconnaît que le système PASS/LAS est « excessivement complexe » et « incompris des lycéens, de leurs parents et de la société dans son ensemble. »

Ce qui change concrètement à partir de 2027

Une voie unique pour cinq filières

Le nouveau dispositif remplace le système PASS/LAS par un modèle harmonisé sur tout le territoire. La future première année d’études de santé ouvrira la voie à cinq filières : médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie, désormais « pleinement intégrée » dans le système.

C’est une avancée notable pour les futurs kinésithérapeutes, longtemps dans un flou administratif. La formation de kiné, découpée en une année universitaire suivie de quatre ans en IFMK, souffrait notamment d’un problème de reconnaissance en crédits ECTS pour cette première année. La réforme entend corriger cela.

Trois blocs d’enseignement

Cette première année portera sur trois blocs équilibrés. Un bloc « santé », consacré aux enseignements médicaux fondamentaux communs à toutes les filières MMOPK, représentant environ 50% des enseignements. Un bloc « disciplinaire », permettant des enseignements en biologie, sciences, droit ou sciences humaines selon le choix de l’étudiant. Et un bloc « transversal », incluant des compétences en communication, éthique, sciences humaines et sociales.

Deux chances de candidater — et le retour du redoublement

C’est sans doute la mesure la plus attendue des étudiants. Les étudiants disposeront de deux chances de candidater : en fin de première année, ou en fin de deuxième année de licence. Environ 80 % des places devraient être attribuées à l’issue de la première année. Le redoublement redevient également possible une fois en première année.

Attention toutefois : redoubler ne donne pas une chance supplémentaire immédiate de candidater en filière santé. L’étudiant qui redouble devra d’abord valider sa deuxième année de licence avant de tenter sa seconde chance.

Un cas particulier pour la pharmacie

La réforme réserve une attention particulière à la filière pharmacie, qui souffre depuis plusieurs années de places non pourvues. À titre expérimental, un contingent de places sera accessible dans un cadre optionnel et limité, exclusivement destiné aux étudiants souhaitant s’orienter vers cette filière.

Quand entre-t-elle en vigueur ?

Le PASS et la LAS restent en vigueur pour la rentrée 2026. La réforme s’appliquera à partir de la rentrée 2027.

Mais le calendrier reste sous tension. L’Académie nationale de médecine a demandé explicitement un report de la réforme à la rentrée 2028, pointant le risque de reproduire les erreurs de 2020, où la réforme PASS/LAS avait été déployée dans la précipitation, sans consensus entre les universités.

Les modalités précises — nombre de places, maquettes pédagogiques par université — ne sont pas encore publiées. En clair : si la direction est fixée, les détails opérationnels restent à venir.

Et si vous ne voulez pas attendre ? La voie européenne avec GEDS

Cette accumulation d’incertitudes — réforme repoussée, calendrier flou, pression du concours inchangée — pousse chaque année davantage d’étudiants à explorer une alternative plus lisible : se former en médecine, pharmacie, kinésithérapie ou chirurgie dentaire dans une université européenne.

C’est exactement pour ça qu’existe GEDS. GEDS accompagne gratuitement les étudiants dans le processus de candidature auprès de ses universités européennes partenaires, avec la possibilité de postuler dans plusieurs universités et plusieurs formations avec une seule candidature.

La différence fondamentale avec le système français ? En France, l’accès aux formations se fait généralement par le biais de concours, tandis qu’en Europe, notamment dans les universités partenaires de GEDS, la sélection se fait sur dossier et entretien. Pas de loterie, pas d’attente d’une réforme dont les contours restent incertains.

Que vous soyez lycéen en Terminale, étudiant en reconversion professionnelle, en PASS, LAS, Prépa ou Licence, vous pouvez constituer un dossier de candidature. Il n’y a pas de profil type : chaque université évalue les candidatures individuellement en fonction du parcours académique, des compétences et des motivations.

Les universités partenaires de GEDS sont situées au Portugal, à Chypre, aux Pays-Bas et en Hongrie, toutes accréditées selon les standards européens et signataires des accords de Bologne — ce qui garantit la reconnaissance des diplômes à l’échelle européenne.

Ce qu’il faut retenir

La réforme annoncée le 17 avril 2026 est une avancée réelle : une voie plus lisible, la kinésithérapie enfin intégrée à part entière, davantage de souplesse dans le parcours. Mais elle ne change pas l’essentiel : les études de santé en France resteront sélectives, compétitives, et soumises aux aléas institutionnels.

Si vous visez médecine, pharmacie, kiné ou dentaire, deux logiques s’offrent à vous : préparer le nouveau système français pour 2027, ou construire dès maintenant un projet européen structuré. GEDS est là pour vous accompagner dans les deux cas — et surtout pour trouver la solution la mieux adaptée à votre profil.

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FAQ – PASS/LAS, réforme 2027 et alternatives en Europe

Oui. Le gouvernement a annoncé la fin du système PASS/LAS. La réforme prévoit de remplacer ces deux voies par une première année de santé plus lisible, harmonisée à l’échelle nationale et commune aux filières médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie.

Le PASS et la LAS restent en vigueur pour la rentrée 2026. Le nouveau dispositif doit s’appliquer à partir de la rentrée 2027, même si certaines instances demandent encore un report. Les modalités définitives par université restent donc à surveiller.

Non. La réforme rend le parcours plus lisible, mais elle ne supprime pas la sélection. Les études de santé en France restent très demandées, avec un nombre de places limité et une forte concurrence à l’entrée.

Oui. Le redoublement redevient possible en première année. En revanche, cela ne donne pas automatiquement une nouvelle tentative immédiate d’accès en santé : la seconde chance s’inscrit dans la suite du parcours universitaire, généralement après validation de la deuxième année.

L’une des principales alternatives consiste à candidater dans une université européenne. Selon les établissements, l’admission peut se faire sur dossier et entretien. Cette voie attire de plus en plus d’étudiants qui recherchent un cadre plus lisible, plus direct et moins dépendant des évolutions du système français.

Oui, dans certains pays européens, l’accès aux études de médecine ne passe pas par le modèle français PASS/LAS. Selon l’université, la sélection repose sur l’analyse du dossier académique, du projet d’études, de la motivation et parfois d’un entretien.

Après un échec en PASS ou en LAS, plusieurs options existent : poursuivre en licence, préparer une nouvelle candidature dans le cadre du futur système, ou construire un projet d’études en Europe. De nombreux étudiants choisissent cette dernière solution pour éviter de perdre du temps et avancer plus rapidement vers leur objectif professionnel.

Oui. Selon les universités et les formations visées, il est possible de postuler après une Terminale, un PASS, une LAS, une licence, une prépa ou dans le cadre d’une reconversion. Chaque candidature est étudiée individuellement en fonction du parcours, du niveau académique et de la motivation.

Les universités partenaires de GEDS sont situées dans l’espace européen de l’enseignement supérieur et s’inscrivent dans le cadre des accords de Bologne. La reconnaissance d’un diplôme dépend ensuite de la filière, du pays, du cadre réglementaire applicable et du projet professionnel de l’étudiant.

Beaucoup d’étudiants recherchent une voie plus lisible, avec des critères d’admission plus clairs et un projet d’études structuré dès le départ. Les études de santé en Europe peuvent représenter une solution concrète pour celles et ceux qui veulent sécuriser leur parcours sans dépendre uniquement des incertitudes du système français.

La meilleure solution est de constituer un dossier pour faire évaluer votre profil. Chez GEDS, cette première démarche permet d’identifier les universités et les formations les plus adaptées à votre parcours, à votre niveau académique et à votre projet.

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