Après une année de PASS catastrophique en France, Sarah a pris une décision difficile mais décisive : partir à l’étranger pour réaliser son rêve. Direction Chypre, où elle a retrouvé confiance, motivation et une nouvelle famille d’amis. Elle nous partage son parcours, ses doutes, ses découvertes et ses victoires.
Les premiers pas
Qu’est-ce qui t’a surpris ou marqué en arrivant ?
Quand je suis arrivée à Chypre, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Je quittais ma famille, mes amis, mes repères… Même si j’étais excitée, j’avais surtout une grosse boule au ventre.
Le premier choc, ça a été la chaleur : à peine sortie de l’aéroport, il faisait 45 degrés ! J’avais l’impression d’être en vacances, pas de venir pour travailler. Mais le vrai soulagement, ça a été les premières rencontres.
Quelles ont été tes plus grosses craintes, et comment les as-tu surmontées ?
Est-ce que j’allais réussir à m’adapter ? Est-ce que j’allais me sentir seule ? Très vite, j’ai croisé d’autres étudiants qui étaient dans la même situation que moi, et on s’est accrochés les uns aux autres dès les premiers jours. On partageait les mêmes peurs et les mêmes galères, et finalement c’est ce qui a créé une vraie complicité.
Bien sûr, j’avais peur de ne pas comprendre les cours, de me sentir perdue dans un système différent. Mais avec du recul, je me rends compte que tout s’apprend : l’anglais devient une habitude, les profs sont accessibles, et petit à petit, je me suis sentie à ma place.
Est-ce que tu as vécu un “choc culturel” ?
Je dirais plutôt un choc positif. Ici, les gens sont très détendus, souriants, et prennent le temps de vivre. Ça m’a beaucoup marquée.
Apprendre autrement
Comment décrirais-tu l’approche pédagogique de ton université ?
Ce qui m’a frappée, c’est que les études ici n’ont rien à voir avec la France. Déjà, pas de concours écrasant comme en PASS, et ça change tout. Ici, on apprend vraiment pour comprendre et progresser, pas juste pour survivre à une sélection.
Les cours sont plus interactifs, les professeurs nous connaissent par nos prénoms et on peut leur poser des questions sans avoir peur d’être jugés. J’ai trouvé ça super rassurant, surtout après une année en France où j’avais l’impression d’être un simple numéro de dossier.

On fait aussi beaucoup de pratique assez tôt, et ça, pour quelqu’un qui rêve d’être dentiste, c’est hyper motivant. Pouvoir manipuler, observer, comprendre concrètement au lieu de juste apprendre des théories par cœur, ça me donne l’impression de déjà me rapprocher de mon futur métier.
As-tu l’impression que la formation t’outille bien pour ta future vie pro ?
Oui. Je pense que cette manière d’apprendre m’a aidée à retrouver confiance en moi. En France, j’avais fini par douter de mes capacités. Ici, j’ai réalisé que quand on me donne les bonnes conditions, je suis capable de réussir. Et je sais que tout ce que j’apprends aujourd’hui me servira directement dans ma vie professionnelle.

Les rencontres qui changent tout
Une personne ou une rencontre qui a eu un impact fort sur toi ?
Si je devais retenir une chose de mes premiers mois à Chypre, ce serait les gens que j’ai rencontrés. Je suis arrivée avec la peur de me sentir seule, et finalement je me suis rapidement entourée.
Comment les amitiés se construisent-elles ici ?
Dès les premiers jours, j’ai croisé d’autres étudiants dans la même galère que moi : nouveau pays, nouvelle langue, nouvelle fac… On s’est rapprochés très vite. Ces rencontres m’ont énormément aidée à m’adapter, parce qu’on partageait les mêmes angoisses mais aussi les mêmes petits bonheurs du quotidien.
Une anecdote que tu n’oublieras jamais ?
Je me souviens encore du gros brunch qu’on a organisé chez moi : on était une quinzaine, chacun avait ramené quelque chose. On a passé la journée à rigoler, cuisiner et partager. C’était bruyant, un peu chaotique, mais tellement chaleureux. Ce jour-là, j’ai compris que même loin de ma famille, je pouvais recréer une ambiance conviviale et me sentir vraiment entourée.
Ces amitiés ont clairement transformé mon expérience. Elles m’ont donné l’impression d’avoir une deuxième famille ici, et c’est grâce à elles que mon intégration a été aussi rapide et positive.
Se découvrir soi-même
Qu’est-ce que cette expérience t’a appris sur toi ?
Cette expérience m’a appris énormément. En France, après mon année de PASS ratée, je doutais beaucoup de mes capacités. J’avais l’impression de ne pas être assez forte pour réussir des études exigeantes.

En arrivant à Chypre, j’ai dû me réinventer : apprendre à m’adapter, à être indépendante, à faire confiance à mes choix. J’ai découvert que je pouvais être bien plus débrouillarde que ce que je pensais. Entre gérer un appartement, comprendre un nouveau système universitaire, m’exprimer dans une langue étrangère et construire une nouvelle vie de zéro, j’ai réalisé que j’étais capable de beaucoup plus que ce que je croyais.
As-tu développé des qualités ou compétences inattendues ?
Oui : l’adaptabilité, l’autonomie, la confiance en moi. Et surtout cette capacité à ne pas baisser les bras, même quand tout semble compliqué.
Quelle a été ta plus grande fierté jusqu’à aujourd’hui ?
C’est d’avoir tenu bon et d’être en train de réussir. Il y a un an, j’étais perdue, je pensais que mon rêve s’éloignait. Et aujourd’hui, je peux dire que je fais enfin des études qui me plaisent, dans un cadre où je m’épanouis.
Messages pour les suivants
Un conseil que tu aurais aimé recevoir ?
Que c’est normal de se sentir perdu les premières semaines. On a tous ce moment de flottement, mais ça passe vite grâce aux rencontres et au quotidien qui s’installe.
Que faut-il absolument savoir avant de partir ?
Qu’il faut oser aller vers les autres. Les liens que vous allez créer seront votre plus grande force, et ils rendront votre aventure encore plus belle.
Un message pour ceux qui galèrent un peu au début ?
Ne vous découragez pas. Les débuts sont un vrai saut dans l’inconnu, mais c’est temporaire. Très vite, les belles rencontres et les nouvelles expériences prennent le dessus sur les moments de doute.
Conclusion
Partir, c’est se lancer dans une aventure qui change une vie. Sarah en est la preuve : elle a quitté la France avec des doutes, et aujourd’hui elle avance sereinement vers son rêve, entourée d’amis et motivée par ses études. Si c’était à refaire, elle le referait les yeux fermés.




































