Salaire d’un médecin généraliste en France (2026) : brut, net, statuts & comparatifs

Salaire d’un médecin généraliste en France (2026) : brut, net, statuts & comparatifs

En 2026, un médecin généraliste en France gagne en moyenne entre 4 500 € et 5 500 € net par mois en libéral, et environ 5 000 à 7 000 € net à l’hôpital public (gardes et primes incluses). Selon la dernière étude de la DREES (publiée en décembre 2024), le revenu d’activité annuel moyen atteint 95 000 € pour un omnipraticien libéral. Mais l’écart de revenus entre médecins peut dépasser un facteur 7 selon le secteur, la zone d’exercice et l’ancienneté.

Salaire moyen d'un médecin généraliste en France en 2026 : fourchettes brut et net mensuels
Fourchettes de salaire brut et net d’un médecin généraliste en France — Données DREES 2024 / Convention médicale 2024-2029.

Qu’est-ce qu’un médecin généraliste ?

Premier contact du patient, le médecin généraliste évalue, oriente, prescrit et assure le suivi médical au long cours. Il intervient sur une grande variété de motifs de consultation et joue un rôle majeur en prévention et éducation à la santé. Depuis la convention médicale 2024-2029, il est aussi central dans le parcours de soins coordonné en tant que médecin traitant.

La France compte 241 255 médecins en activité au 1er janvier 2025 (Atlas de la démographie médicale du CNOM, 2025), dont environ 95 000 médecins généralistes. La densité moyenne de généralistes est de 11,3 pour 10 000 habitants, avec de fortes disparités territoriales. Mais combien gagnent-ils vraiment ?

Salaire moyen d’un médecin généraliste en France en 2026

Selon les dernières données de la CARMF (publiées en décembre 2025, portant sur les revenus 2023), un médecin généraliste libéral perçoit en moyenne un revenu net d’activité indépendante de 89 238 € par an, soit environ 7 400 € bruts mensuels. Toutes spécialités confondues, le revenu net moyen atteint 121 320 € par an sur la base de plus de 111 000 médecins libéraux. Après déduction de l’impôt sur le revenu, le net disponible se situe généralement entre 4 500 € et 5 500 € par mois pour un généraliste à activité moyenne.

L’étude DREES de référence (Études et Résultats n°1322, décembre 2024, portant sur les revenus 2021) confirme cette hiérarchie et apporte des éclairages complémentaires sur les écarts entre spécialités, secteurs et profils.

Ce chiffre cache toutefois des disparités importantes selon le statut, le secteur, la région et l’ancienneté.

Chiffres clés des revenus en libéral

Sources : CARMF (revenus 2023, publiés déc. 2025) et DREES n°1322 (revenus 2021, publiés déc. 2024).
IndicateurValeur
Revenu net d’activité indépendante (généraliste libéral, 2023)89 238 € / an  CARMF 2025
Revenu net moyen toutes spécialités libérales (2023)121 320 € / an  CARMF 2025
Revenu d’activité moyen toutes spécialités libérales (2021)124 000 € / an, soit ~10 000 € / mois bruts DREES 2024
Évolution annuelle des revenus généralistes 2017-2021+0,7 % / an en euros constants
Écart secteur 2 vs secteur 1+30 % en moyenne en faveur du secteur 2
Écart hommes / femmes (toutes spécialités)148 000 € vs 90 000 € / an
Rapport interdécile (D9/D1)7 — les 10 % du haut gagnent 7× plus que les 10 % du bas

Les revenus CARMF intègrent l’ensemble des revenus d’activité indépendante (BNC + ROSP + forfaits structure + revenus de gérance + primes Madelin), méthodologie revue en 2025 pour mieux refléter la réalité économique des cabinets. Pour le détail par spécialité, voir notre comparatif des spécialités les mieux rémunérées.

Salaire d’un médecin généraliste en libéral

Le revenu d’un généraliste libéral dépend de quatre variables principales : le volume d’actes, le secteur conventionnel (1 ou 2), les charges professionnelles, et les compléments de rémunération (forfaits, ROSP, aides à l’installation).

Du chiffre d’affaires au revenu net

Pour un généraliste à activité moyenne, le passage du chiffre d’affaires au revenu net suit globalement cette structure :

  • Chiffre d’affaires annuel (honoraires + forfaits) : ~210 000 € en moyenne
  • Charges professionnelles (URSSAF, CARMF, RCP, loyer cabinet, secrétariat, comptabilité, assurances) : 40 à 45 % du CA
  • Bénéfice non commercial (BNC) : ~120 000 € / an
  • Net après impôt sur le revenu : variable selon la tranche marginale d’imposition, ordre de grandeur 4 500 à 5 500 € / mois

Tarifs de consultation depuis la convention 2024-2029

Depuis le 22 décembre 2024, les tarifs conventionnés ont été revalorisés dans le cadre de la nouvelle convention médicale signée pour 5 ans entre l’Assurance Maladie et les syndicats de médecins libéraux.

Source : Ameli.fr — Convention médicale 2024-2029.
ActeAvantDepuis 22/12/2024
Consultation de référence (G)26,50 €30 €
Consultation enfant -6 ans31,50 €35 €
Téléconsultation généraliste25 €25 € (inchangé sur 5 ans)
Avis ponctuel consultant60 €
Consultation longue +80 ans (depuis janv. 2026)60 €

Compléments de rémunération souvent oubliés

Au-delà des honoraires, plusieurs forfaits et primes complètent le revenu :

  • Forfait Médecin Traitant (FMT) : versement annuel calculé selon la patientèle (généralement 6 000 à 8 000 € / an)
  • ROSP (Rémunération sur Objectifs de Santé Publique) : ~5 000 € / an en moyenne, indexée sur des indicateurs de qualité de prescription et de suivi
  • Aides à l’installation en zone prioritaire : 10 000 € en Zone d’Intervention Prioritaire (ZIP), 5 000 € en Zone d’Action Complémentaire (ZAC), versées automatiquement à partir de janvier 2026
  • Forfait patientèle revalorisé +50 % la première année pour les jeunes médecins s’installant en désert médical (puis +30 % la 2ᵉ année, +10 % la 3ᵉ)

Secteur 1, secteur 2 : quel impact sur les revenus ?

95 % des généralistes exercent en secteur 1 et appliquent les tarifs opposables fixés par l’Assurance Maladie. Les 5 % en secteur 2 peuvent pratiquer des dépassements d’honoraires « avec tact et mesure » selon l’article R.4127-53 du Code de la santé publique. L’écart de revenu moyen entre les deux secteurs atteint +30 % en faveur du secteur 2, selon la DREES.

L’adhésion à l’OPTAM (Option Pratique Tarifaire Maîtrisée) permet aux médecins de secteur 2 de limiter leurs dépassements en échange d’une meilleure prise en charge de l’Assurance Maladie pour leurs patients.

→ Pour aller plus loin sur les charges, l’optimisation fiscale et la trésorerie en cabinet, voir notre future fiche métier dédiée.

Salaire d’un médecin généraliste à l’hôpital (praticien hospitalier)

À l’hôpital public, la rémunération est encadrée par la grille indiciaire des praticiens hospitaliers (PH), à laquelle s’ajoutent indemnités, primes et rémunération des gardes et astreintes. Le statut est plus prévisible qu’en libéral, sans charge professionnelle à supporter.

Structure de la rémunération hospitalière

  • Traitement indiciaire (grille à 13 échelons) : de ~4 200 € brut / mois (échelon 1) à ~9 000 € brut / mois (échelon 13)
  • Indemnité d’engagement de service public exclusif (IESPE) : ~1 010 € / mois pour les PH s’engageant à ne pas exercer en libéral
  • Gardes de nuit en semaine : ~474 € / garde (à actualiser selon les arrêtés en vigueur)
  • Astreintes opérationnelles et de sécurité : forfaitisées
  • Prime de solidarité territoriale, prime médicale d’attractivité, indemnité multisite

Net mensuel typique selon l’ancienneté

En cumulant traitement, IESPE et gardes, le revenu net mensuel d’un praticien hospitalier généraliste se situe globalement dans cette fourchette :

  • PH débutant (échelons 1-3, peu de gardes) : 4 000 à 5 000 € net / mois
  • PH milieu de carrière (échelons 6-9, gardes régulières) : 5 500 à 7 000 € net / mois
  • PH en fin de carrière (échelon 13, responsabilités élargies) : 7 000 à 8 500 € net / mois

Les médecins exerçant en clinique privée ou en centre de santé bénéficient de grilles propres à chaque structure, généralement comparables à la grille PH avec parfois des compléments d’intéressement.

Salaire d’un médecin généraliste débutant (étudiant, interne, jeune installé)

Médecin généraliste : où exercer ? Comparatif hôpital vs cabinet libéral
Hôpital ou cabinet libéral : deux modes d’exercice aux rémunérations et conditions de travail très différentes.

Le revenu d’un futur médecin évolue par paliers tout au long du parcours d’études et des premières années d’exercice. Voici les ordres de grandeur 2026 par étape.

Pendant les études (externat et internat)

  • Étudiant en DFASM (externe, 4ᵉ à 6ᵉ année) : indemnité de stage hospitalier de 1 600 à 2 100 € brut / mois selon l’année et les gardes effectuées
  • Interne en médecine générale 1ʳᵉ année : ~1 600 € brut / mois (hors gardes)
  • Interne 3ᵉ année (dernière année du DES) : ~2 800 € brut / mois avec gardes régulières

Après la thèse, les premières années

  • Médecin remplaçant : rétrocession généralement de 70 à 80 % des honoraires perçus pour le médecin remplacé. Très flexible, permet de découvrir différents modes d’exercice avant de s’installer.
  • Assistanat partagé en zone sous-dense : statut hybride avec rémunération sécurisée + prime d’installation, particulièrement attractif depuis la convention 2024-2029.
  • Premier installé en libéral : 6 à 18 mois pour atteindre un volume d’activité stabilisé. Les premiers mois affichent souvent un revenu inférieur, le temps de constituer une patientèle médecin traitant.
  • Collaborateur libéral : revenu progressif selon le partage convenu avec le médecin titulaire.

Comment le salaire évolue-t-il au cours de la carrière ?

L’étude DREES de décembre 2024 révèle des tendances contrastées selon l’ancienneté d’installation :

  • Installés depuis moins de 10 ans : revenus en baisse de 2,8 % / an entre 2017 et 2021 (effet partiel de la pandémie sur les jeunes installés en construction de patientèle)
  • Installés depuis 10 à 29 ans : +2,6 % / an
  • Installés depuis 30 ans ou plus : +2,3 % / an

Le pic de revenu se situe généralement entre 45 et 60 ans, période où la patientèle est mature, où les charges fixes sont amorties et où les compléments (ROSP, forfaits) atteignent leur plein potentiel.

À la retraite, deux régimes coexistent : la CARMF pour les libéraux (pension moyenne ~3 000 € / mois) et l’IRCANTEC pour les praticiens hospitaliers. Une épargne retraite complémentaire (Madelin, PER) est très largement recommandée par les conseillers patrimoniaux du secteur.

Et les autres spécialités ? Comparatif des revenus en 2026

Le revenu d’un médecin varie fortement selon la spécialité exercée. Selon la DREES, les écarts vont de moins de 90 000 € à plus de 400 000 € de revenu annuel moyen entre les spécialités les moins et les mieux rémunérées.

Combien gagne chaque spécialité de médecin libéral en France : classement des 12 spécialités du radiothérapeute (plus de 400 000 €/an) au psychiatre (environ 90 000 €/an), source DREES 2024
Classement des 12 principales spécialités médicales libérales par revenu annuel moyen en France. Source : DREES n°1322, décembre 2024 (revenus 2021).
Revenus d’activité annuels moyens 2021 — Source : DREES n°1322, décembre 2024.
SpécialitéRevenu moyen / anPosition
Radiothérapeute> 400 000 €🥇 #1
Médecin nucléaire~300 000 €🥈 #2
Radiologue~210 000 €🥉 #3
Anesthésiste-réanimateur~200 000 €Top 5
Ophtalmologue~190 000 €Top 10
Chirurgien (selon spécialité)180 000 – 280 000 €Top 10
Cardiologue~170 000 €Top 10
Gastro-entérologue~165 000 €
Dermatologue~150 000 €
Médecin généraliste~95 000 €Médiane basse
Pédiatre~95 000 €Médiane basse
Psychiatre~90 000 €Bas du classement

Une part importante de l’écart entre spécialités s’explique par le secteur conventionnel (les chirurgiens, gynécologues, ORL et ophtalmologues exercent majoritairement en secteur 2) et par les actes techniques mieux rémunérés que les actes cliniques.

→ Découvrez prochainement nos fiches métiers détaillées par spécialité (cardiologue, radiologue, anesthésiste, pédiatre, etc.).

Salaire d’un médecin généraliste à l’étranger : comparatif Europe et au-delà

Les niveaux de rémunération varient fortement entre pays selon les systèmes de santé (paiement à l’acte, capitation, salariat), le coût de la vie, la fiscalité et la démographie médicale. Voici un comparatif des fourchettes nettes mensuelles habituellement observées.

Fourchettes indicatives 2026 à comparer au pouvoir d’achat local.
PaysNet mensuelParticularités du système
🇫🇷 France4 500 – 5 500 €Mix paiement à l’acte + forfaits (FMT, ROSP)
🇨🇭 Suisse9 000 – 18 000 CHFTrès haut, mais coût de la vie élevé. Forte demande en zones rurales.
🇩🇪 Allemagne5 500 – 7 500 €Mix salariat hospitalier dominant + libéral
🇧🇪 Belgique4 000 – 6 500 €Honoraires libres en libéral, conventionnement optionnel
🇱🇺 Luxembourg8 000 – 12 000 €Très attractif fiscalement, marché restreint
🇬🇧 Royaume-Uni (NHS)6 000 – 9 000 £Salariat NHS (GP) + complément privé possible
🇵🇹 Portugal2 500 – 3 500 €Système national de santé (SNS) + privé
🇪🇸 Espagne2 800 – 4 500 €Variable selon Communauté Autonome
🇨🇦 Québec (Canada)15 000 – 25 000 CADForte rémunération à l’acte, RAMQ
🇲🇦 Maroc1 500 – 4 000 €Très large fourchette public / privé / clientèle

Pensez à convertir les devises et à rapporter les montants au coût de la vie local (logement, fiscalité, charges sociales du pays d’exercice).

Médecin formé à l’étranger : quel salaire en exerçant en France ?

Pour les médecins titulaires d’un diplôme obtenu hors de France, l’accès à l’exercice et le niveau de rémunération dépendent du pays d’obtention du diplôme.

  • Diplôme obtenu dans un pays de l’UE ou de l’EEE : reconnaissance automatique. Une fois inscrit à l’Ordre des Médecins en France, le praticien exerce dans les mêmes conditions et avec les mêmes niveaux de revenu qu’un médecin formé en France.
  • Diplôme obtenu hors UE / EEE : passage par les Épreuves de Vérification des Connaissances (EVC) puis statut de PADHUE (Praticien à Diplôme Hors Union Européenne) en attendant l’autorisation d’exercice. Pendant cette période d’intégration, le poste est généralement aligné sur la grille PH selon l’expérience.
  • Une fois la pleine autorisation d’exercice obtenue : aucune différence de rémunération avec les médecins formés en France.

Cette voie attire de plus en plus d’étudiants français qui ont effectué leurs études de médecine dans un pays européen partenaire et qui reviennent exercer en France après leur diplôme.

Études et formation pour devenir médecin généraliste

Devenir médecin généraliste en France nécessite 9 années d’études après le baccalauréat :

  • 1ʳᵉ année : PASS (Parcours Accès Spécifique Santé) ou L.AS (Licence Accès Santé)
  • 2ᵉ et 3ᵉ années : DFGSM (Diplôme de Formation Générale en Sciences Médicales)
  • 4ᵉ à 6ᵉ années : DFASM (externat) avec stages hospitaliers et indemnité de stage
  • EDN (Examen Dématérialisé National) en fin de 6ᵉ année — a remplacé l’ECN
  • Internat de médecine générale : DES de 3 ans avec stages en cabinet et en hôpital
  • Soutenance de thèse pour obtenir le titre de docteur en médecine

L’accès aux études de médecine en France reste très sélectif. Une alternative croissante consiste à se former dans un pays européen partenaire avec un diplôme reconnu en France et dans toute l’UE.

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FAQ — Salaire médecin généraliste

Selon les dernières données de la CARMF (publiées en décembre 2025, revenus 2023), un médecin généraliste libéral perçoit en moyenne un revenu net d’activité indépendante de 89 238 € par an, soit environ 7 400 € bruts mensuels. Toutes spécialités confondues, le revenu net moyen atteint 121 320 € par an. Après déduction de l’impôt sur le revenu, le net disponible se situe généralement entre 4 500 € et 5 500 € par mois pour une activité moyenne.

Pendant l’internat de médecine générale, un interne perçoit entre 1 600 € (1ʳᵉ année) et 2 800 € bruts mensuels (3ᵉ année avec gardes). Après la thèse, un médecin remplaçant touche 70 à 80 % des honoraires du médecin remplacé. Pour un premier installé en libéral, il faut compter 6 à 18 mois pour atteindre un revenu stabilisé, le temps de constituer une patientèle.

Un praticien hospitalier (PH) généraliste perçoit entre 4 000 € et 8 500 € net par mois selon son ancienneté et le nombre de gardes. La rémunération combine un traitement indiciaire (grille à 13 échelons), l’indemnité d’engagement de service public exclusif (~1 010 €/mois), les gardes (~474 € la garde de nuit semaine), les astreintes et diverses primes (attractivité, solidarité territoriale).

Le secteur 1 applique les tarifs conventionnels opposables (30 € la consultation depuis le 22 décembre 2024). Le secteur 2 autorise les dépassements d’honoraires « avec tact et mesure ». Selon la DREES, l’écart de revenu moyen est de +30 % en faveur du secteur 2. Mais 95 % des généralistes exercent en secteur 1 — le secteur 2 concerne surtout les spécialistes (chirurgiens, gynécologues, ORL, ophtalmologues).

Depuis le 22 décembre 2024, la consultation de référence d’un médecin généraliste de secteur 1 est tarifée 30 € (contre 26,50 € auparavant). Les enfants de moins de 6 ans font l’objet d’une consultation à 35 €. La téléconsultation reste à 25 € et l’avis ponctuel d’un consultant spécialiste à 60 €. Sur ce montant, le médecin doit déduire ses charges (40-45 % en moyenne).

Un médecin remplaçant perçoit généralement 70 à 80 % des honoraires du médecin remplacé, sous forme de rétrocession. Le revenu dépend donc directement du volume d’activité du cabinet et de la durée du remplacement. C’est une excellente porte d’entrée vers l’installation, qui permet de découvrir différents modes d’exercice tout en générant un revenu confortable, souvent comparable à celui d’un installé débutant.

En Suisse, un généraliste perçoit entre 9 000 et 18 000 CHF nets par mois selon le canton et l’ancienneté, mais le coût de la vie est nettement plus élevé qu’en France. En Belgique, la fourchette se situe entre 4 000 et 6 500 € nets, avec un système d’honoraires libres en libéral. Le Luxembourg offre les rémunérations les plus attractives en Europe francophone (8 000 à 12 000 € nets) avec une fiscalité avantageuse.

Selon la DREES, les médecins installés depuis 10 à 29 ans voient leur revenu progresser de 2,6 % par an, et ceux installés depuis 30 ans ou plus de 2,3 % par an. À l’inverse, les jeunes installés (moins de 10 ans) ont vu leurs revenus baisser de 2,8 %/an entre 2017 et 2021, principalement en raison de la pandémie. Le pic de revenu se situe généralement entre 45 et 60 ans.

Depuis janvier 2026, une aide unique de 10 000 € est versée aux médecins s’installant en Zone d’Intervention Prioritaire (ZIP), 5 000 € en Zone d’Action Complémentaire (ZAC). Le forfait patientèle médecin traitant est revalorisé de +50 % la première année, +30 % la deuxième et +10 % la troisième pour les jeunes installés en désert médical. Ces aides sont automatisées dans le versement annuel des forfaits.

Selon la DREES, les radiothérapeutes arrivent en tête avec un revenu moyen supérieur à 400 000 € par an, suivis des médecins nucléaires (~300 000 €) et des radiologues (~210 000 €). Les anesthésistes-réanimateurs, ophtalmologues, chirurgiens et cardiologues complètent le top 10. À l’inverse, les généralistes, pédiatres et psychiatres se situent en bas du classement avec des revenus moyens autour de 90-95 000 €.

Pour aller plus loin

Sources et méthodologie

  1. 📊 Données officielles France
    DREES — Études et Résultats n°1322, décembre 2024 (revenus médecins libéraux 2021)
    Ameli — Convention médicale 2024-2029
    CARMF — Revenus nets d’activité indépendante par spécialité (revenus 2023, publié déc. 2025)
    Conseil National de l’Ordre des Médecins — Atlas de la démographie médicale 2025
  2. 🌍 Comparaisons internationales
    IRDES — Comparaisons internationales
    WageIndicator Suisse
  3. 📚 Presse santé spécialisée
    Le Quotidien du Médecin
    What’s Up Doc

Méthodologie : les chiffres présentés sont issus des publications officielles les plus récentes (DREES, CARMF, Ameli, CNOM). Les revenus en libéral sont issus de l’appariement des données fiscales (DGFIP) et des données d’activité (CNAM) — méthode considérée comme la plus exhaustive en France. Les comparaisons internationales sont indicatives et doivent être rapportées au coût de la vie local.

Engagement éditorial : cet article est révisé à chaque publication DREES annuelle et à chaque convention médicale.

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