Chaque année, des milliers de lycéens français rêvent de devenir médecin, dentiste, kinésithérapeute ou vétérinaire.
Pourtant, pour une grande partie d’entre eux, ce projet se heurte très vite à une réalité brutale : l’accès aux études de santé en France est extrêmement contraignant.
Face à cette sélection renforcée, une tendance s’impose progressivement : de plus en plus d’étudiants choisissent de se former à l’étranger, notamment en Europe, pour concrétiser leur vocation dans les métiers de la santé.
Cet article décrypte les raisons profondes de ce phénomène, les alternatives crédibles en Europe, et les points clés à connaître avant de se lancer.
Une sélection en France de plus en plus difficile
PASS / LAS : une réforme qui n’a pas levé la pression
La fin de la PACES et l’arrivée des parcours PASS et LAS avaient pour objectif d’humaniser l’accès aux études de santé. Dans les faits, la sélection reste très élevée :
- Numerus apertus toujours limité
- Forte concurrence dès la première année
- Taux d’échec important malgré un excellent niveau académique
Résultat : des milliers d’étudiants motivés, sérieux et capables se retrouvent exclus, parfois après plusieurs tentatives.
Une orientation subie plutôt que choisie
Pour beaucoup, l’échec en PASS ou en LAS entraîne :
- Une réorientation par défaut
- Une perte de confiance
- Une année, voire plusieurs, “sacrifiées”
C’est souvent à ce moment-là que l’option des études de santé à l’étranger entre en jeu.
L’Europe : une alternative académique crédible
Contrairement aux idées reçues, partir étudier la santé à l’étranger n’est ni un plan B ni un raccourci.
Des universités reconnues et encadrées
De nombreux pays européens proposent :
- Des formations accréditées au niveau européen
- Des diplômes reconnus en France et dans l’UE
- Des programmes alignés sur les standards internationaux
Les destinations les plus prisées par les étudiants français sont notamment :
- Portugal
- Espagne
- Chypre
- Roumanie
- Hongrie
Une sélection différente, mais exigeante
À l’étranger, l’admission repose généralement sur :
- Le dossier scolaire
- La motivation du candidat
- Des tests ou entretiens spécifiques
- Parfois un niveau linguistique requis
La sélection existe, mais elle valorise davantage le projet global de l’étudiant que le classement par concours.
Pourquoi les étudiants font ce choix aujourd’hui
1. Continuer un projet de vocation
Médecine, dentaire, kiné ou vétérinaire sont des métiers de passion.
Étudier à l’étranger permet de ne pas renoncer à sa vocation à cause d’un système saturé.
2. Éviter la perte de temps
Plutôt que d’enchaîner les tentatives infructueuses en France, beaucoup préfèrent :
- Intégrer directement un cursus
- Avancer dans leur parcours
- Se projeter concrètement vers leur futur métier
3. Vivre une expérience internationale
- Vivre une expérience multiculturelle unique
- S’ouvrir à d’autres façons de penser, de soigner et de travailler
- Apprendre une nouvelle langue
- Gagner en autonomie et en maturité au quotidien
- Développer un profil très apprécié dans les carrières médicales
Ce qu’il faut absolument vérifier avant de partir
Partir étudier la santé à l’étranger est une vraie opportunité… à condition d’être bien accompagné.
Points essentiels à analyser :
- Reconnaissance du diplôme
- Modalités d’équivalence pour exercer en France
- Coût global des études et de la vie sur place
- Encadrement pédagogique
- Accompagnement administratif
Un mauvais choix d’université ou un manque d’information peut compliquer le retour en France.
GEDS : sécuriser son projet d’études de santé à l’étranger
Depuis plus de 10 ans, GEDS accompagne les étudiants français souhaitant intégrer des formations de santé en Europe.

L’objectif :
- Aider à choisir une université reconnue et adaptée au profil
- Sécuriser le parcours académique
- Anticiper les démarches de reconnaissance du diplôme
- Offrir un accompagnement humain, personnalisé et transparent
L’enjeu n’est pas seulement d’entrer à l’université, mais de construire un parcours viable jusqu’à l’exercice professionnel.
FAQ – Études de santé à l’étranger
Sources & références
- 🧭 Institutions européennes & cadres officiels
EUR‑Lex — Système de reconnaissance des qualifications professionnelles (Directive 2005/36/CE)
Your Europe — Reconnaissance des diplômes universitaires : absence de reconnaissance automatique et démarches à entreprendre - 🎓 Autorités françaises & reconnaissance des diplômes
France Éducation International — Centre ENIC‑NARIC : missions d’évaluation et attestations de comparabilité des diplômes étrangers
Ordre des médecins — Exercer la médecine en France : diplômes requis et reconnaissance automatique des titres obtenus dans l’UE/EEE
Ordre des chirurgiens‑dentistes — Reconnaissance des diplômes européens et conditions d’exercice en France - 📊 Données & analyses sur l’accès aux études de santé
Ministère de l’Enseignement supérieur — Pourquoi réformer les études de santé ? Fin du numerus clausus et introduction des parcours PASS/LAS
Ministère de l’Enseignement supérieur — Réforme de l’accès aux études de santé : concertation nationale pour un modèle simplifié et équitable (2025) - 🌍 Mobilité étudiante internationale
Campus France — La mobilité sortante des étudiants français : 114 000 étudiants français à l’étranger en 2022, 53 % en Europe (destinations privilégiées : Belgique, Canada, Suisse, Royaume‑Uni, Espagne)
Eurostat — Learning mobility statistics : 1,76 million d’étudiants internationaux dans l’UE en 2023, dont ~276 000 en France
Notes : ces références s’appuient sur des documents institutionnels français et européens, des ordres professionnels et des données officielles sur les réformes PASS/LAS et la mobilité étudiante sortante. Elles permettent d’étayer les constats sur la sélection en France, la reconnaissance des diplômes et l’essor des études de santé à l’étranger.
Dernière vérification des sources : février 2026.




































